Il faut avouer qu' Internet est un formidable outil d'information et de communication et il y a des nouvelles qu'on n'aurait certainement pas pu déceler avec d'autres moyens comme la presse ou les ondes ( radio, télévision). Il se trouve en effet qu'au cours de mes navigations sur la toile, j'ai fait la découverte d'une artiste d'origine malgache, qui m'était jusque là complètement inconnue. Il s'agit de Catherine Dietl-Robinson qui vit en Allemagne et qui compte derrière elle des années d’expérience en matière de sculpture et de peinture. Je lui ai donc posé quelques questions pour mieux la connaitre et pour avoir un aperçu de son parcours. Madazikart: Peux-tu te décrire brièvement et nous parler de la voie que tu as empruntée pour arriver au stade où tu es actuellement en tant qu’artiste peintre et sculpteur ? Catherine Dietl-Robinson: Je m’appelle donc Catherine Dietl-Robinson et je suis autodidacte en peinture et en sculpture. J'ai commencé très tôt. Petite, je baignais dans le dessin industriel. Mon père était ingénieur géomètre et ma mère travaillait dans un cabinet d'architecture. Mes tableaux abstraits sont directement inspirés de formules mathématiques, de constructions routières, de blocs de maisons du style des années 50, du genre Bauhaus...  Une partie de mes oeuvres ont quelque chose du cubisme, mais aussi des dessins industriels. Je me suis ensuite mise au portrait. J'ai essayé de reproduire des grands maîtres pour saisir leurs coups de pinceau, leurs traits de fusain, les mouvements, le relief...Bref, j´ai appris comme cela. Quand j’en ai l´occasion, je me perds dans des expositions, je m´imprègne de couleurs, d´expression... Madazikart: Tu as sûrement des modèles de peintres et de sculpteurs, lesquels et pourquoi? Catherine Dietl-Robinson: En matière de peinture, j´adore les expressionnistes, en particulier Otto Dix, Egon Schille. Ils ont quelque chose de mélancolique, de cru, de décadent, de désabusé... Un tout assez complexe que je saisis quand je peins moi-même... La plupart du temps, je peins quand je sens monter en moi un mélange de mélancolie et de mal être. Je sublime... et on le voit peut-être dans mes oeuvres. 
Quant à la sculpture, mon maître à «façonner » est naturellement Rodin, mais aussi Giacometti, et Botero... J'aime la démesure contrôlée... Madazikart: Est-ce que c'est ton métier? Catherine Dietl-Robinson: Oui. Mais je suis également linguiste et enseignante de langues. Madazikart: As-tu déjà exposé tes oeuvres et comptes-tu en faire à Madagascar? Catherine Dietl-Robinson: J’ai présenté mes œuvres dans le monde entier car je fais partie du cercle d’artistes Buddy Baer Berlin pour Unicef. Au passage, j’ai initié et dirigé un projet d’aide à des enfants malgaches pendant 3 ans... J’ai financé cette action par la vente de mes oeuvres et par des manifestations culturelles. Sinon, je n’ai pas beaucoup exposé dans des galeries, mais dans mon atelier chez moi, et les murs de ma maison sont une exposition permanente pour mes invités. 
Madazikart: D'autres activités présentes ou à venir? Catherine Dietl-Robinson:Je danse aussi et j´ai fait quelques performances. J’aime aussi la mode. J’ai présenté mes collections dans des défilés de mode á Munich au musée d’ethnologie, à Oberhaching, et à Neuchâtel, en Suisse. En ce moment, j´écris mon premier ouvrage pour enfants sur le thème de l´intégration et de l'inter-culturalité (j´ai également travaillé dans le domaine ethnologique). J´ai aussi écrit une adaptation de Imaintsoanala, pièce de théâtre que j’ai jouée avec les jeunes que j’avais formé. Madazikart : Et tu arrives à concilier tout ça ? Catherine Dietl-Robinson : La preuve ! J’admets quand même être un sacré phénomène... je travaille énormément... Voila mon secret. Pour finir, je dirai que j’aimerais bien pouvoir exposer à Madagascar, ce serait pour moi un retour aux sources important...
|