Publicité
Rubriques
Même rubriqueEn principe, le pays devrait se relever en 5 ans des dommages immédiats et des pertes économiques sur le moyen terme causés par les cyclones. C’est la norme internationale si on se réfère aux travaux post-cataclysme dans d’autres pays de l’Amérique latine et d’Asie. Les experts nationaux et internationaux qui ont effectué l’évaluation des dégâts des cyclones Fame et Ivan en début d’année, l’ont rappelé vendredi dernier lors de la présentation de cette évaluation au ministère des Affaires étrangères.
Mais à Madagascar, des dégâts laissés par le cyclone Géralda en 1994 n’ont pas encore été réparés en 2002, soit 8 ans plus tard. Le même schéma se répète d’une année à l’autre d’autant que le pays est presque régulièrement victime de cataclysmes naturels dont les cyclones. Mais il n’y a pas que cette répétition des catastrophes et elle n’excuse pas tout. En effet, la mauvaise gouvernance reste un gros problème. Le redressement socioéconomique après les cyclones en dépend pourtant.
Volonté politique
L’évaluation des dégâts cycloniques de cette année ne fournit pas seulement des données financières. Elle recommande aussi plusieurs pistes pour mieux reconstruire et pour mieux soutenir les zones sensibles à l’avenir. En réalité, elle offre au gouvernement la clé de la bonne gestion des risques et des catastrophes ainsi que la gestion de la période post-cyclonique. La mise en oeuvre de ces pratiques inspirées d’une méthodologie éprouvée et prouvée dans des pays d’Amérique latine et en Asie dépend pourtant de la volonté politique des dirigeants.
Cette volonté fait encore défaut quand on constate la mauvaise gouvernance ambiante. Notons que la longue série d’élections de 2007 et de 2008 ont occasionné des dérapages dans les dépenses publiques et la baisse des recettes fiscales par rapport à la prévision initiale. Une telle erreur fait une entorse grave à l’orthodoxie financière et prend l’Exécutif en flagrant délit de mauvaise gouvernance. Les finances publiques sont, en effet, un pilier important de la vie d’une nation. Dans ce cas, le redressement socioéconomique en 5 ans après une catastrophe naturelle relève d’un défi presque impossible.
La lettre du Mercredi 107
Commentaires
Aucun commentaire posté.
Ajouter un commentaire