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Même rubriqueTrois jours pour former un pourvoi en cassation contre l’arrêt de la Cour Criminelle d’Antananarivo condamnant Andrianafidisoa à 15 ans de travaux forcés et Pety Rakotoniaina à 10 ans.
Comme il est une infraction que de commenter une décision de justice, les proches des condamnés n’ont pu que calculer le temps de la peine en rapport au contexte politique qui pourrait être au terme de l’exécution. Andrianafidiosa ne peut espérer sa sortie du « bagne » qu’au crépuscule du quatrième mandat de Monsieur Ravalomanana si celui-ci envisage de poursuivre jusque-là, alors que Pety pourra croire en sa libération après le troisième quinquennat toujours en référence à la carrière de Marc Ravalomanana dont les deux condamnés ont été des combattants actifs et efficaces de l’avènement.
Si il est interdit de commenter les décisions de justice on peut s’interroger sur des dysfonctionnements dans son organisation. Quelle signification par exemple donner à un chevauchement des dates de deux convocations concernant une même personne devant deux juridictions abritées dans un unique Palais. Le cas s’est présenté en ce qui concerne Pety Rakotoniaina. Alors qu’il était dans le box des accusés devant la Cour Criminelle, il aurait su se présenter devant la Cour d’Appel pour défendre sa cause suite à l’appel qu’il a interjeté contre le jugement qui l’a condamné à une peine de prison pour détournement de véhicule appartenant à l’Etat du temps où il était en poste comme PDS de Fianarantsoa.
Ces deux hommes ont à répondre de diverses inculpations et accusations et peuvent accumuler plusieurs condamnations. Quid de la confusion des peines ? S’ils ne bénéficient pas de la faveur de cette disposition alors tous les petits calculs en référence à la conjoncture politique nécessitent une révision par une opération d’addition, les peines s’ajouteront les uns aux autres. Mais pourquoi concernant ces affaires fait-on nécessairement référence au contexte politique ? Les réflexes sont têtus, lorsque la réalité reflète cette illusion dont l’opinion est victime.
La lettre du Mercredi 107
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