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Même rubriqueL’APE prévoit pour les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) une ouverture progressive de leurs marchés aux produits et services européens.
Cela veut dire qu’un certain nombre de produits continuera à être protégé par le maintien des taxes et droits aux frontières.
Malgré tout, d’aucuns se rappellent les affres de pays de l’Afrique de l’ouest avec l’invasion, il y a quelques années de cela, de la viande de poulets à bas prix venant d’Europe.
Il faut aussi noter que la réduction des subventions agricoles européennes est seulement prévue pour 2013.
Une situation qui ne manquera pas de porter atteinte à la compétitivité des produits ACP.
Il faut y ajouter les normes sanitaires et phytosanitaires européennes très strictes, une barrière non tarifaire dont le coût revient très cher aux pays ACP.
Et s’il faut compter sur l’intégration régionale de l’économie prônée par l’APE, elle peut aider les économies fragiles comme celle de Madagascar à aller de l’avant.
Seulement, elle n’en est qu’à ses débuts.
Depuis des années, le pays a affiché une balance commerciale déficitaire dans ses échanges avec le COMESA et la SADC.
L’année 2007 a été la seule exception à cette règle avec une hausse de 10% des échanges.
Cette remontée toute récente dans la balance commerciale risque d’être plombée par les contrecoups éventuels de l’APE.
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