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Même rubriqueL’épisode du conflit entre le ministère des Sports d’une part et la Fédération internationale de football d’autre part n’a pas trouvé conclusion qu’apparaît l’affaire Berlioz Randriamihaja, dénonciatrice d’un mal vivre dans le sport de haut niveau. La Fédération malgache d’athlétisme avance un argument de taille pour priver des Jeux olympiques Berlioz Randriamihaja, peut-être l’unique chance de l’athlétisme malgache d’être représenté à ces jeux.
La Fédération reproche à ce coureur de 110m haies, auteur de chrono honorable dans les rencontres internationales d’avoir déclaré forfait lors des championnats d’Afrique afin de courir pour son club de Sotteville lors des championnats de France de club. L’athlète justifie son choix en raison d’une obligation contractuelle qui le lie au club de cette ville.
Dès que l’on parle de contrat on flirte avec la notion de professionnalisme et à défaut de vouloir reconnaître cette catégorie. L’Etat aurait pu instituer un statut pour les athlètes de haut niveau. La politique du sport ne peut pas prétendre au beurre et à l’argent du beurre en récoltant les honneurs et les retombés des performances et se contenter d’un tso-drano traditionnel avant le départ ou d’une simple participation par la prise en charge du billet de déplacement. Il n’est pas déplacé de penser que des athlètes qui consacrent leur temps au sport méritent une bourse conséquente de l’Etat si l’Etat ou la Fédération veulent leur faire obligation de défendre les couleurs du pays.
Priver un athlète d’une participation aux Jeux olympiques lui enlève certes une opportunité d’avoir le plaisir de se frotter à l’élite internationale de sa spécialité mais il enlève aussi au pays une chance de figurer sur le plateau de cette élite et peut-être de monter sur le podium. Pour la malchance de Madagascar mais peut être pour la chance de Berlioz, ce champion est le seul jusqu’à présent à avoir réussi les minimas qui qualifient pour la participation à ces Jeux.
Dérision de la situation, si la Fédération maintient sa décision et si le Président Ravalomanana réalise sa promesse de récompenser les médailles d’or des Jeux des îles par un voyage à Beijing afin d’assister aux Jeux, Berlioz a des risques de n’être présent que dans les tribunes alors qu’il pourrait côtoyer les dieux du stade. Mais avec des « si », la chance peut tourner et la punition peut être levée pour exercer une pression supplémentaire sur Berlioz afin qu’il redouble de mental pour ramener une médaille.
La Lettre du Mercredi n°104
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