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Même rubriqueLa célébration du 45ème anniversaire du Trésor public démarrée la semaine dernière à l’hôtel Carlton a permis d’observer plusieurs facettes de la vie économique du pays dont les mesures bilatérales et multilatérales en matière de désendettement.
Depuis 2004, Madagascar bénéficie de mesures d’allègements de ses dettes extérieures. En octobre 2004, les créanciers du club de Paris ont annulé le stock de la dette de 1.451 millions de dollars.
L’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM) a permis de faire de même : le stock de la dette contracté auprès du FMI et décaissé avant le 31 décembre 2004 a été annulé, celui de l’IDA de la Banque mondiale décaissé avant le 31 décembre 2003 l’a également été ainsi que celui du Fonds africain pour le développement (FAD) décaissé avant le 31 décembre 2004. En tout, ces mesures totalisent 2.370 millions de dollars de stock de la dette annulé. Ce qui représente des ressources additionnelles pour le développement.
Recul insignifiant de la pauvreté
Malgré tout, le rapport sur le suivi des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) pour 2007 est clair : à Madagascar, on assiste à un recul fragile et lent de la pauvreté.
La réduction de moitié de la pauvreté d’ici 2015 reste un objectif potentiel. En effet, la lutte contre la pauvreté extrême et la faim est loin d’être gagnée. Si la mortalité infantile régresse beaucoup, la tendance à la baisse du taux de mortalité maternelle est peu significative….
Bref, les ressources additionnelles dégagées dans les annulations et allègements de la dette n’ont pas servi à grand-chose depuis 2004. Censées financer les Secteurs sociaux essentiels (SSE) comme l’éducation et la santé, elles n’ont pas produit les résultats escomptés. Or, le pays a affiché en 2007 une croissance économique plutôt honorable (6,3%) même si ce taux est en dessous de la moyenne de 7% de l’Afrique subsaharienne.
L’inflation est revenue à un chiffre. Mais tous ces fondamentaux économiques n’ont rien changé au quotidien des citoyens. Et pour cause, la croissance ne s’est pas accompagnée du développement socioéconomique.
La Lettre du Mercredi n°104
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