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Flambée du pétrole - La solution est nationale

La Norvège va aider Madagascar à bien gérer les retombées de la future exploitation de ses gisements pétroliers. Le président de la République l’a répété
dimanche à son retour du sommet de la Southern African Development Community (SADC) à Maurice sur la pauvreté et le développement. Cet appui norvégien sera le bienvenu car la quasi-totalité des pays africains riches en pétrole, l’exploitation se traduit par des conflits, des corruptions, de la mauvaise gouvernance… Mais les études menées jusqu’ici ne favorisent pas la vente sur le marché national des produits pétroliers tirés du territoire malgache. Elles privilégient l’exportation.

Autrement dit, le pays devra encore continuer à faire face aux impacts désastreux de la flambée du pétrole sur le marché mondial. En effet, le pays ne dispose pas d’une gigantesque réserve pétrolière pour prétendre en récolter des recettes à même de contrebalancer ces impacts. Le week-end dernier pourtant, les pays consommateurs et les compagnies pétroliers internationales réunis à Rome ont laissé entendre qu’ils étaient impuissants à contenir les prix.

La domination des compagnies nationales

Dans les années 70, les compagnies internationales ont contrôlé près de 75% des réserves pétrolières mondiales et 80% de la production. La donne a changé depuis.

Elles contrôlent en tout et pour tout 6% des réserves et 24% de la production. La grande part du gâteau revient aux compagnies nationales. Et dans ce cas de figure, il n’est pas aisé de définir une politique internationale à même de contenir les prix. Autrement dit, les pays importateurs nets de produits pétroliers comme Madagascar sont condamnés à trouver des solutions à l’échelle nationale.

Des énergéticiens ont déjà proposé des solutions comme la taxe flottante. Il s’agit de réviser à la baisse ou à la hausse les taxes sur les produits pétroliers selon que les cours mondiaux baissent ou augmentent.

Cet ajustement devrait être encadré par des seuils de prix à définir conjointement par les parties prenantes. Les autorités concernées n’ont jamais pris en compte cette proposition. Il y a aussi les commandes groupées au niveau régional mais celles-ci non plus n’ont pas trouvé un écho de la part des autorités malgaches. Quant au secteur du biocarburant, il n’a pas encore produit un volume suffisant qui pourrait servir le marché local. D’ailleurs, les producteurs qui se sont engouffrés dans ce secteur ne pensent pas à ce type de marché. Ils se tournent vers l’exportation.

La Lettre du Mercredi n°103


par LDM 103 - le 28-04-2008 commentaire - Rubrique : Economie - LU 50 fois AddThis Social Bookmark Button



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