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Même rubriqueSes agissements au Cameroun l’ont précédé et en arrivant Niels Marquardt ne bénéficiait pas d’une bonne presse. Lors des élections communales, son incursion dans des bureaux de vote a ressemblé comme une ingérence. L’interview qu’il a accordée à un quotidien permet de faire meilleure connaissance. Courtoisement Niels Marquardt au nom de la non-ingérence louvoie pour parler des sujets sensibles tenant à coeur des gouvernants.
Cette non-ingérence lui autorise de passer la pommade sur l’organisation des élections, sur l’état de la démocratie et même de porter un jugement sur l’opposition qualifiée de faible voire inexistante. Et pas à pas le diplomate prépare l’instant où il dira la vérité d’une manière directe.
Interrogé sur l’inertie du secteur privé américain qui n’a pas répondu à la mobilisation pour investir à Madagascar, il n’hésite pas à bander son arc pour faire mouche avec ses flèches là où ça fait mal. En vrac, le diplomate invoque l’absence de confiance, l’insécurité juridique, le manque d’harmonie des infrastructures, le déficit de la production énergétique autant en terme de qualité que de quantité.
En quelque sorte il existe une coopération entre les deux Etats mais en ce qui concerne les investissements privés, Madagascar n’offre pas les garanties pour être classé parmi les pays fréquentables. En une seule réponse très directe l’ambassadeur a réglé les comptes concernant le secteur qui tient le plus à coeur dans le pays du libéralisme.
La Lettre du Mercredi n°102
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