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Même rubriqueMr Gunther de la Banque Mondiale, lors de son intervention dans le cadre de la bonne gouvernance, a pointé du doigt la justice Malgache comme l’une des tares de la bonne gouvernance. Il n’a fait que confirmer ainsi les différentes récriminations à l’encontre de cette institution qui depuis la deuxième République traîne une mauvaise réputation.
Ce qui est édifiant, c’est de constater que l’image négative de la justice malgache semble ne changer d’un iota alors que depuis 2002, sous le signe de " fahamarinana et fahamasinana ", trois ministres se sont succédé avec comme premier objectif de redorer le blason de l’institution. Deux projets financés par les bailleurs des fonds s’occupent de la reforme de l’administration, en particulier, la justice.
Et puis, la mise en place de BIANCO, depuis 2004, qui d’après le tam-tam ne fait pas de " cadeau " aux fonctionnaires " corrompus " ou " présumés corrompus ". Côté " forme ", le changement saute aux yeux. Les moyens à la disposition de cette institution ont été étoffés et améliorés. Côté " fond ", le changement tarde à être perceptible. La plupart des citoyens s’attendaient à une évolution positive de cette image depuis 2002 et surtout 2004 lors de la mise en place du BIANCO. Beaucoup ne cachent pas actuellement leur déception.
Les magistrats sont ils des électrons libres difficilement appréhendables ou bien comme toujours, l’exemple vient du haut ? Tout dernièrement, pour faire opposition aux actions de recouvrement de l’administration fiscale, un contribuable évoluant dans le secteur de la santé " était parvenu " à obtenir un jour de samedi (il paraît que c’est normal) " une ordonnance de référé qui a ordonné au débiteur de procéder aux mains levées d’une saisie conservatoire effectuée par le créancier dont l’Etat " du jamais vu !!
De source proche des concernés, il parait que " des hauts fonctionnaires du ministère " ont pesé de tout leur poids pour faire arracher cette fameuse ordonnance. En d’autres termes, à l’heure où la réalisation du MAP est le maître mot, des hauts fonctionnaires de la justice ont été disposés à mettre de bâtons sur la route de l’administration fiscale dans la l’exécution de leur mission.
La Lettre du Mercredi n°102
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