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Même rubriqueA croire les annonces de sollicitation d’intérêt pour gérer une station service, le secteur souffre d’une pénurie d’offres. D’après les professionnels du domaine, l’activité ne suscite plus l’engouement des opérateurs économiques éligibles à exercer le métier. Ce manque d’intérêt manifeste ne s’explique pas uniquement par l’exigence d’une " totale " disponibilité de la part des gérants. Les opérateurs économiques voient les risques inhérents à l’activité de plus en plus élevés. En effet, l’activité est très " liquide ", le gérant s’expose de plus en plus à des attaques toujours violentes.
Or, les compagnies d’assurances ne proposent pas encore des contrats destinés à couvrir de telles pertes d’argent. Les vols peuvent s’opérer aussi de l’intérieur. Combien de fois entendons-nous des pompistes dérober les recettes de la station. Les stations font partie du cible privilégié des escrocs de tout acabit : des chèques sans provisions, des faux CCAL et surtout des fausses monnaies.
La dernière trouvaille des " voleurs " agite la profession actuellement : d’après des gérants, des " pompistes " parviennent à livrer des carburants sans que le " compteur " fonctionne et enregistre les sorties. Le vol est sournois. Le mode de vérification des stocks en vigueur étant encore peu fiable, les gérants risquent de ne pas apercevoir les dégâts qu’assez tard.
Disons que les activités de commerce et de distribution en général s’exposent tous aux mêmes risques. Toutefois, pour cette activité, le ticket d’entrée est très élevé. Un gérant de station devra mettre sur la table pas moins de 75 millions Ar cash maintenant pour pouvoir démarrer. Comme le retour sur investissement est assez long, les opérateurs hésitent beaucoup à prendre autant de risques.
La Lettre du Mercredi n°102
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