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Même rubriqueUne politique d’élevage moins contemplative
Dans le but de mieux surveiller, contrôler et améliorer le cheptel bovin, les autorités prévoient la mise en entretenus sur une étendue de pâturages avec un minimum de gardiennage, c'est-à-dire sur le mode extensif en utilisant d’une façon rationnelle la végétation naturelle.
Le ranch peut être un établissement destiné au stockage et à l’embouche des animaux avant abattage (" steer ranches "), des bouvillons de 2 à 4 ans achetés auprès des éleveurs traditionnels, ou un ranch d’élevage (" cow and calf ranch ") dans lequel on entretient un troupeau reproducteur et où les veaux élevés par leur mère sont vendus soit pour la boucherie soit comme reproducteurs nécessaires à la diffusion de l’élevage bovin. L’implantation d’un ranch constitue une opération coûteuse qui nécessite au préalable de nombreuses enquêtes et études techniques et économiques.
Les problèmes concernant l’implantation portent entre autres sur les communications et les déplacements, de nombreuses régions pouvant convenir au ranching tant d’accès malaisé, ce qui majore le coût des transports pour les approvisionnements et pour l’évacuation de la production. Les projets se heurtent souvent aux problèmes domaniaux, l’appropriation des pâturages nécessaires – toujours d’une surface considérable de plusieurs dizaines de milliers d’hectares – rencontrant parfois l’opposition vigoureuse des populations rurales locales.
Les difficultés de l’alimentation figurent également en bonne place, le bétail élevé en ranching doit s’abreuver quotidiennement, et un bovin adulte consomme environ 40 litres d’eau par jour en saison sèche, la moitié en saison humide. Les points d’eau doivent en outre se trouver à proximité des zones de pâturage pour épargner au bétail une importante fatigue, donc un amaigrissement.
Celui-ci doit se contenter du pâturage naturel non amélioré sans qu’il soit possible de confectionner des réserves fourragères ni distribuer un aliment de complément. Par ailleurs, une étude épidémiologique très précise doit précéder la décision d’implanter un ranch dans une région déterminée, qui précisera les programmes de prophylaxie médicale (vaccination) ou sanitaire (quarantaine) à mettre en oeuvre pour assurer aux animaux la protection indispensable ; les problèmes de pathologie sont effectivement fréquents dans les zones tropicales qui sont encore des pays de grandes épizooties où les vecteurs (insectes, acariens, …) se propagent très rapidement et sévissent sur de très vastes étendues.
Du point de vue économique, les zones de ranching situées dans des régions de faible densité démographique ne disposent pas de débouchés locaux, et l’exportation des produits à plus ou moins longue distance est une nécessité ; à Madagasikara, il existait une réserve dans l’Horombe et trois ranches mixtes (élevage et embouche) dans la région de Tsiroanomandidy.
LDM n°101
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