Recherche
Publicité
Rubriques
Même rubriqueLa commune se heurte à une réaction populaire des marchands ambulants
Malgré l’ultimatum posé par la mairie qui a fixé une date butoir, les marchands qui s’installent de manière sauvage dans les rues et sur les trottoirs n’ont rien voulu savoir, la commune aussi a voulu montrer sa détermination dans cette entreprise de mener à bien cette opération dût-elle y procéder de façon musclée.
L’ambiance est électrique et la moindre étincelle peut mettre le feu aux poudres. Lorsque la puissance publique ne peut recourir à des armes violentes, les muscles des gros bras qu’elle dépêche ne parviennent pas toujours à repousser une résistance populaire. L’affrontement était donc inévitable : la police municipale pour encadrer les rafles des marchandises étalées de façon sauvage à Behoririka s’est heurtée à la résistance des marchands.
Cette résistance semble spontanée et la manifestation l’a sûrement été mais il paraît aussi que sous le harcèlement de la pauvreté, des îlots de la population sont disposés à exprimer leur désespérance en se révoltant contre le sort et contre toute autorité publique. Les révoltés ne font pas de nuance, dans leur misère ils peuvent se retourner contre toute autorité sans vouloir faire de détail et pour l’instant c’est le maire d’Antananarivo qui doit en faire les frais dans ce secteur.
Il n’est pas certain comme on a tendance à le croire que ceux qui bénéficient politiquement de cette situation, ont mis de l’huile sur le feu en excitant en sous-main la résistance des marchands.
Mais sait-on jamais il n’y a pas de petit bénéfice et ainsi que le dit Andry Rajoelina, tous les responsables politiques ne sont pas nécessairement des patriotes et il en est de capables de faire feu de tout bois.
La Lettre du Mercredi n°101