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Une falsification légalisée
Il ne fait aucun doute que le parti présidentiel, le Tim, obtiendra le 20 Avril la majorité des 22 sièges soumis aux élections sénatoriales, mais peut-être qu’il n’enlèverait pas l’ensemble des 22 si la Chambre administrative venait à rendre sa décision sur les requêtes concernant l’élection des maires dans certaines circonscriptions.
Plus d’une centaine de maires, à majorité Tim, dont l’élection est douteuse ou au moins remise en doute par des requêtes formulées et introduites auprès de la Chambre administrative vont participer à l’élection de ces sénatoriales en tant que membres des collèges des grands électeurs.
Lorsque la Chambre administrative déclare qu’elle ne parviendra à statuer qu’après le 20 Avril faute de temps, les opposants par la voix de Benjamin Vaovao, AREMA et ancien sénateur, décèlent derrière cette déclaration une combine politique qui n’aurait d’effet qu’à réduire encore plus la légitimité des futurs sénateurs.
Si par la suite en effet la Chambre administrative venait à annuler la légitimité de certains grands électeurs qui ont participé à ces élections, cela ne saurait ne pas rejaillir sur l’ensemble du vote. A regarder de près les chiffres quelque soit le nombre d’annulation, à un ou deux sièges près, les décisions de la Chambre administrative ne pourraient transformer en profondeur la photographie politique du Sénat, d’autant que les vrais opposants s’abstiennent de participer à la course.
Ces petites combines, si elles existent, ne s’expliquent que par un excès de gourmandise, gourmandise entraînant une pusillanimité antipathique.
La Lettre du Mercredi n°101