Madatsara : Tout Madagascar en un clic

Articles sur Madagascar

Articles

Marché des céréales: Les opportunités existent mais…


 En un an seulement, le riz basmati a connu une hausse de 100%. A Maurice pourtant, cette variété produite essentiellement par l’Inde et le Pakistan occupe maintenant  20% du marché national. Madagascar dispose d’une large gamme de variétés de riz dont le riz parfumé de Maroantsetra. Mais sans des stratégies et des actions de promotions, ces riz ne peuvent pas émerger sur le marché régional et international.

Des opérateurs exportent du riz de luxe ou du riz " rojomena " mais ils n’occupent qu’un infime créneau qui ne totalise même pas 5.000 tonnes par an. Concernant l’approvisionnement en farine, l’île voisine risque aussi de ne pas recevoir à temps, c'est-à-dire en mai prochain, ses commandes de 100.000 tonnes auprès de la Chine. Une option est envisagée pour résoudre ce problème.

Il s’agit de se tourner vers Madagascar où le prix et la qualité devraient répondre aux exigences mauriciennes, contrairement à la farine turque accusée par les boulangers mauriciens comme étant impropre à la consommation. Mais une fois de plus, le recours à la farine de Madagascar est loin de se concrétiser en importation pour des raisons diverses.

Le climat des affaires

En fait, tout est encore question de climat des affaires. Madagascar n’a pas encore les infrastructures de transport adéquates et performantes pour embarquer rapidement un gros volume de marchandises. Le port de Toamasina est déserté par la plupart des grosses compagnies maritimes, sans parler de la cherté des frais de transport intérieurs. Il faut y ajouter la cherté du coût de l’énergie.
Il faut aussi évoquer l’absence de volonté politique pour faire marcher la révolution verte. Certes, parler de subventions n’est pas du tout apprécié par les bailleurs de fonds, mais les paysans sont arrivés à un stade où ils n’ont plus rien pour augmenter et améliorer leur production. Dans ce cas, la révolution verte risque de n’être qu’un mot vide de sens. Le monde agricole exige un grand coup de pouce qui pourrait s’appeler " subvention " ou des mesures censées le soutenir dans ses efforts.

La microfinance tout comme les Centres de services agricoles (CSA) sont des instruments qui pourraient contribuer à améliorer les choses. Mais la microfinance peine à afficher rapidement un taux élevé de pénétration. Quant aux CSA, l’accès y est payant. Où le pays peut-il trouver l’argent pour se procurer des conseils et des intrants via les CSA ?

La Lettre du Mercredi n°100.


par LDM -100 - le 07-04-2008 commentaire - Rubrique : Economie - LU 95 fois AddThis Social Bookmark Button



Commentaires

Aucun commentaire posté.

Ajouter un commentaire







Madatsara 2008 - Actualités Madagascar
Agencement et Intéractivité par Miss. Andy Andrianarivony
Conception et réalisation - Mentions légales -