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Victoire facile annoncée, menace de difficultés intestines
Les élections sénatoriales une fois de plus de ne représenteront qu’une simple formalité pour les candidats du Tim. Dans presque toutes les régions, le parti présidentiel dispose d’une large majorité au sein des collèges des grands électeurs pour assurer leur candidat d’une victoire sans péril. S’il ne faut pas exclure la candidature de personnalités locales dans certaines régions, les initiatives de ce genre ont peu de chance de réussir à donner une animation. A l’intérieur du Tim une concurrence fratricide, seuls 22 sièges sont à pourvoir et les appétits s’aiguisent.
Chaque candidat potentiel affûte ses armes, tout en faisant savoir ses prétentions se doit de garder de les officialiser de peur de froisser la sensibilité par une témérité toujours susceptible d’être interprétée comme un crime de lèse-majesté. On les devine arc-boutés, impatients dans l’attente du couperet qui décidera de leur sort. Le suspens exerce une pression plus éprouvante encore que les deux principaux dirigeants du parti, le président et le secrétaire général se trouvent à l’extérieur.
Qu’importe pensent certains puisque ces deux dirigeants ne feront qu’officialiser des décisions. Le président du Sénat lui-même après avoir annoncé voici quelques mois sa candidature, s’est réduit à nuancer sa démarche et à déclarer qu’il se soumettrait à la décision des instances de son parti. Pour le grand public il ne demeure pas l’ombre d’un suspens, les candidats du Tim sans coup férir obtiendront la majorité des sénateurs élus, cette majorité présidentielle d’élus bénéficiera du renfort des hommes désignés par le Président. A l’avance, on peut imaginer une chambre monochrome, une chambre du Président.
Le seul suspens concerne la lutte d’influence à l’intérieur d’une même obédience. Que pèseront les onze hommes désignés directement par le chef de l’Etat face aux 22 élus qui pour leur majorité ne le seront aussi que par la volonté du Président. La différence entre eux se ituera dans leur statut, les élus bénéficient d’une inamovibilité alors que les sénateurs désignés ont un mandat révocable. Instabilité qui naturellement inciterait ces derniers à faire montre de plus d’ardeur et de fidélité voire de zèle et de reconnaissance du ventre.
La Lettre du Mercredi n°100