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Un vent mauvais dénommé Ivan

 Avec un nom pareil on ne pouvait s’attendre qu’à des violences. En elles mêmes déjà les dépressions tropicales constituent une menace, à se demander dans quelle source d’inspiration vont pêcher ceux qui décident chaque année d’une liste alphabétique de noms dont on les baptise au fur et à mesure de leur formation.

Ivan n’a pas été au-dessous de ce que l’on craignait. Ayant pénétré par l’est, après avoir fait des ravages à Sainte Marie, le cyclone prend son temps pour traverser le pays à une vitesse de 17kms/h accompagné de rafales de vents violents de 120kms/h atteignant jusqu’à 200. Dans les hautes terres du côté d’Ankazobe, Ivan a commencé à perdre peu à peu de sa puissance, et l’on prévoit sa sortie en mer du côté de Toliara.


Il est sûrement trop tôt de vouloir faire un bilan dut-il être provisoire, les liaisons téléphoniques ont souffert de plus, outre les routes coupées même sur des axes d’importance, le cyclone a traversé des zones enclavées qui nécessitent sûrement des dispositions de premiers secours, en priorité à un état sur l’étendue du désastre. Le phénomène a entraîné presque sur toute l’île une abondance de pluies qui menacent d’inondation nombre de plaines riveraines des nombreuses cours d’eau. Les spécialistes annoncent la persistance de ces pluies sur quelques jours après la disparition d’Ivan.

Le trafic aérien a repris dès que les bourrasques imprévisibles ont cessé de balayer avec brutalité les zones aéroportuaires, conditions difficiles qui ont obligé à interrompre même les liaisons internationales assurées par des avions de grande puissance.

LDM -98

Dégâts collatéraux d’Ivan à Antananarivo

Le cyclone n’est pas passé sur Antananarivo, mais les dégâts que l’on peut y constater donnent une mesure de la violence avec laquelle Ivan a secoué les régions
qui se sont trouvés dans l’oeil. L’Ikopa a dépassé la côte d’alerte et menace d’inonder la plaine de l’autre côté de la rive où la population assure jour et nuit une vigilance pour renforcer les portions vulnérables des digues. La proche et grande banlieue Sud et Ouest est plongée dans le noir, les intempéries constituent un bon
alibi qui tombe à point pour les incompétences.

 

(Tiré de la rubrique "d'un Mercredi à l'autre", LDM-98)


par LDM -98 - le 21-02-2008 commentaire - Rubrique : Société - LU 93 fois AddThis Social Bookmark Button



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