Pour échapper à la misère et goûter un semblant de liberté, certains sont prêts à tout. Et parfois, ils le paient de leur vie. L’actualité le prouve régulièrement. Le 17 mai 2004 matin à l'avée du vol Air France AF 905 à l’aéroport de Roissy, à 11 h 15 (heure de Paris), un passager clandestin a été retrouvé mort dans le train d’atterrissage d’un appareil de la compagnie française qui avait décollé d’Antananarivo (Madagascar) la veille vers 22 heures.
Les hommes de la gendarmerie des transports aériens se sont chargés du corps sans vie du malheureux, découvert par le personnel au sol. Après douze heures passées à une température atteignant les -50° C, le passager clandestin était en effet mort de froid. L’identité pas encore établie Si la nationalité de la victime n’a pu être établie par la compagnie aérienne française hier soir, les services de la gendarmerie des transports aériens s’emploient à la déterminer. L’ambassade malgache à Paris ignorait tout de cette affaire hier soir.
Parmi les nombreux précédents généralement en provenance du continent africain, on se souvient de celui qui avait défrayé la chronique le 10 octobre 2003. Le corps d’un garçon âgé d’environ 16 ans avait été extrait du train d’atterrissage de l’avion d’Air France qui avait quitté Brazzaville (Congo) pour Paris la veille au soir.
Et si l’affaire avait fait grand bruit à l’époque, c’est parce que le commandant du vol Air France 897 aurait en effet été prévenu de la présence éventuelle de l’adolescent 1 h 20 après le décollage de l’avion.
Malgré cela, il avait poursuivi son vol, l’air de rien. Selon des sources internes, deux messages seraient même parvenus au pilote en provenance du centre de contrôle Air France à Paris, l’un disant qu’il fallait atterrir à Douala, l’autre suggérant de continuer comme si de rien était. Dans la mesure où, à Douala, le risque de complications policières n’était pas exclu, et que l’aéroport de Niamey n’avait pas répondu, le pilote avait poursuivi son vol. De toute façon, selon l’expert de la compagnie aérienne française, le jeune homme était déjà mort de froid quand le pilote a été alerté. L’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) avait néanmoins porté plainte.
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