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« LA SITUATION EST PENIBLE » ADMET LE GOUVERNEMENT QUI MISE SUR LA CROISSANCE

« LA SITUATION EST PENIBLE » ADMET LE GOUVERNEMENT QUI MISE SUR LA CROISSANCE
BENJAMIN ANDRIAMPARANY RADAVIDSON : ON NE REVIENDRA PAS SUR LA PARITE FIXE AU MID
Dirigeant la séance d'informations sur le suivi et l'exécution des dépenses publiques durant les quatre premiers mois, le ministre de l'Economie, des finances et du budget Benjamin Andriamparany Radavidson n'a pas éludé les questions des journalistes sur la situation macro-économique dominée par la hausse des prix des carburants qui enclenche peu à peu la spirale inflationniste.
Pour lui "Madagascar subit les contrecoups de la hausse continuelle du prix du baril sur le marché pétrolier international à cause de la tension persistante au Moyen-Orient et la zizanie au sein de l'Opep dont les membres n'arrivent pas à un accord sur le volume de production à déverser sur le marché international. En parallèle, les coûts des assurances pour les transports des carburants deviennent exhorbitants à cause des menaces terroristes. Tout cela est déductible sur nos prix à la pompe. Par ailleurs, la relance de l'économie américaine, et des pays asiatiques aboutit à une forte croissance de la consommation du pétrole.
Nous admettons que la population endure aujourd'hui une épreuve pénible. Le gouvernement est conscient de cette situation, ne croise pas les bras et envisage des solutions pour sortir de cette crise".
Il poursuit : "Ne résumons pas tout sur l'inflation, la croissance en termes réels du Pib frôle aujourd'hui les 8%. Ayons une vision à long terme. Nous ne résolvons nos problèmes qu'avec une croissance économique soutenue qui nécessite des investissements. C'est pourquoi le gouvernement facilite les conditions d'installation des capitaux étrangers. Le gouvernement sait que les cotations de l'euro au Mid font mal mais nous n'avons pas l'intention de renier le système de change flottant pour revenir à la parité fixe".
Sur les dépenses extra-budgétaire, le ministre de l'Economie, des finances et du budget a expliqué "qu'elles étaient nécessaires suite à la crise de 2002. Dans la loi de finances 2004, il n'y a plus de dépenses extra-budgétaires".
A propos des revendications salariales, il a été catégorique "le gonflement des dépenses publiques aboutira à une inflation pharaonique". Autrement dit aucune hausse des salaires n'est envisageable.
Pour ce qui est de la revue des dépenses publiques, elle se fera tous les quatre mois selon l'engagement du gouvernement auprès des bailleurs de fonds. Selon Benjamin Andriamparany Radavidson : "elle reflète la transparence et la bonne gouvernance, deux axes principaux du Dsrp. Pour les quatre premiers mois 2004, les réalisations étaient conformes aux prévisions".
Eric Ranjalahy


par © - l'EXPRESS - le 18-05-2004 commentaire - Rubrique : Economie - LU 410 fois AddThis Social Bookmark Button



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