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Même rubriqueMalgré son nom authentiquement malgache, Landy Andriamboavonjy n'arrive pas à émettre une seule phrase correcte en malgache. Bizarre ? Non, elle est tout simplement née, il y a une trentaine d'années, à Besançon (France). Landy est de passage pour des raisons hautement culturelles...
C'est bien la première fois que Landy séjourne (depuis le 22 décembre 2002) dans le pays de ses ancêtres. Aussi, l'un des raisons de ce passage, c'est de continuer ses recherches concernant son arbre généalogique : " En ce moment, je suis remonté à mes arrières-grands-parents. Cela se situe vers 1800-1850 ", a -t-elle révélé. Mais il faut dire que son passage dans la troupe de théâtre "Talipot" de La Réunion (où elle a passé 16 mois pour la création "Kalla, le feu" avec Yanis Desroc, Thierry Moucazambo, Michaël Talpot, Portia Manyike et Laura Caronni. Notons que "Kalla, le feu" est en tournée internationale jusqu'en 2004) a déterminé la continuation sur cette notion de mémoire ancestrale, cette recherche de ses propres racines. Mais, et c'est vraiment le cas de le dire, Landy Andriamboavonjy a plus d'une corde à son arc. Elle qui voulait rêver d'une harpiste professionnelle (elle a loupé un prix lors de la finale décisive) est devenue chanteuse lyrique (Mezzo-soprane) tout en étant parallèlement : professeur de harpe au Conservatoire national de Besançon, chef de chœur à l'Opéra de Montpellier et professeur de chant à l'Opéra national de Lyon où Landy a décroché un D.E.A. de musicologie à l'université Lyon II Lumière.
Ce n'est donc pas n'importe quelle artiste que nous avions eu en face de nous au Cgm, hier. Mais, elle avoue que, grâce à Philippe Peln-Baldini -créateur du théâtre "Talipot"-, elle a appris l'humilité, l'abandon de l'ego, bref, elle a trouvé "l'esprit de saltimbanque" simple, franc, ouvert. Malgache d'origine mais française de naissance territoriale, Landy a atterri au Cgm, centre culturel allemand. Pourquoi ? : Il se trouve que l'atelier de chant lyrique de Reinhard Schwarte est le seul existant à Madagascar. Sa renommée dépasse les frontières... A l'approche de la Saint Valentin, l'idée commune est venue de présenter un concert lyrique sur ce thème ". Grâce donc à cette fête des amoureux, Landy donnera un aperçu de son savoir le vendredi 14 février 2003, à 19h au Cgm. "L'amour à travers les siècles". Tel est l'intitulé de ce concert qui réunira, hormis Landy Andriamboavonjy (soprano) les solistes Tantely Andriamanday (Alto), Casimir Rakotoniaina (Violon), Nicolas Lureau (Violon) et l'orchestre de chambre d'Antananarivo. Le tout sous la direction de Reinhard Schwarte.
Dans le domaine de l'art de la scène en général, rien ne se fait au hasard. Tout est question de volonté, d'acharnement, de dur labeur. En 2001, alors qu'elle s'époumonne lyriquement dans "Eau Forte", au Carré Sylvia Monfort, spectacle sur les... origines de la vie (si!), Landy apprend que "Talipot" cherche des chanteurs. Elle téléphone à Philippe Pelen-Baldini alors de passage à Paris. Philippe va voir le spectacle. Coup de foudre (lyrique). ll lui propose de travailler avec sa troupe pour "Kalla, le feu". On connaît la suite... C'est dans cette optique de donner une chance aux chanteurs malgaches que Landy proposera un stage de chant en cours individuels et en chœur. Ce stage aura lieu du 17 au 22 février 2003. Nous y reviendrons. Pour l'heure, Landy se concentre sur les répétitions en vue de ce concert du 14 février. Incontournablement, Sylvie Domergue sera dans la salle... Rappelez-vous : le 25 octobre 2002, Sylvie, professeur au lycée français, avait présenté un récital à propos de "La passion amoureuse et l'absence dans la mélodie; le lied et l'opéra classique. Au piano, ce vendredi-là : Herimanitra Ranaivo et Benjamina Emadisson. Et c'était aussi au Cgm.
Jeannot Ramambazafy
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