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Même rubriqueLa monnaie malgache est passée de 7.000 francs malgaches (Fmg) pour un euro le 1er novembre 2003, à 9.729 Fmg le 26 janvier dernier. "Notre monnaie est en fort recul, mais ça ne durera pas car cette situation est liée à une forte demande de devises, consécutive à la mesure de détaxation prise en septembre dernier", a déclaré Benjamin Radavidson, ministre de l'Economie à des journalistes.
Dans le cadre d'un plan de relance de l'économie, 380 produits sont exemptés de taxes à l'importation depuis le 1er septembre pour une période de deux ans.
"Les commandes ont été passées à partir de septembre et les paiements interviennent maintenant, ce qui crée une forte demande de devises, et entraîne une dépréciation du franc malgache", a expliqué Benjamin Radavidson.
"Cette hausse (de l'euro) n'est pas inquiétante et comporte même des avantages indéniables", a déclaré pour sa part Gaston Ramenason, président du conseil d'administration de la Banque Malgache de l'Océan Indien (BMOI) et du groupement des entreprises malgaches (GEM), la plus grosse organisation patronale de Madagascar.
"Un Fmg faible encourage les exportations et freine les importations, ce qui ne peut être que bon pour la balance commerciale malgache, actuellement largement déficitaire", a-t-il expliqué, tout en craignant "une hausse de l'inflation".
"L'inflation devrait être contenue car les deux plus importants postes d'importation ne sont pas vraiment touchés", a précisé le ministre Radavidson.
"L'importation des produits de première nécessité (riz, huile, sucre...) a beaucoup diminué ces derniers temps grâce au redémarrage de l'économie. Le carburant, pour sa part, est payé en dollars, et le prix à la pompe ne devrait pas augmenter", a-t-il ajouté.
Pourtant, face au dollar, le franc malgache recule également fortement. Il a perdu 20% sur la même période (de 6.000 à 7.500 Fmg pour un dollar).
L'économie malgache, sortie exsangue d'une crise politico-militaire en 2002, a redémarré en 2003, avec une croissance de 9,6 % par rapport à l'année précédente.
Les entreprises franches, qui tirent depuis quelques années l'économie nationale, ont réembauché massivement, sans toutefois retrouver le niveau d'activité de 2001. "La dépréciation de notre monnaie est très appréciée par ce secteur", a conclu Benjamin Radavidson.
© - L'Intelligent.
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