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FAUX DIPLÔMES - NEUF NOUVEAUX CAS DÉCOUVERTS

A défaut de réussir leurs études, certains étudiants s’ingénient à fabriquer de faux diplômes.

De plus en plus de faux diplômes sont mis à jour et gangrènent le monde du travail. Une situation qui ne va pas sans influer sur la productivité des entreprises.

Les faux diplômes refont surface. Plusieurs cas de falsification viennent d'être découverts par le service de la scolarité au sein de la faculté de droit, d'économie, de gestion et de sociologie (Degs) de l'Université d'Antananarivo. Le contrôle a été fait à la demande de quelques institutions et entreprises du secteur public, concernant les diplômes fournis par leurs employés. Certains de ces faux diplômes datent d'il y a plus de 10 ans.

Usage de faux.

Plus de 36 diplômes ont été ainsi contrôlés par le service de la scolarité durant l'année 2004. Neuf d'entre eux étaient des faux. Ce sont des diplômes d'études approfondies (DEA), de maîtrise et de licence dont les noms ne correspondent pas aux numéros marqués sur le registre original de la scolarité. Les imposteurs utilisent les faux papiers jusque dans les ministères. Pire, les établissements publics semblent être les plus vulnérables à l'usage de faux. Au ministère des Finances par exemple, un employé a présenté un faux diplôme de maîtrise en gestion, et au Sénat, un faux diplôme de DEA en droit. Pire, à l'Office malgache des hydrocarbures (OMH), un employé travaille depuis 10 ans avec son faux diplôme de maîtrise en économie. Dans tous les cas, il a fallu que les employeurs demandent un contrôle au niveau de la scolarité avant de savoir que c'étaient des faux.

Confection.

Presque tous les faux diplômes sont datés d'avant l'année 2000. Selon les responsables du service de la scolarité de la faculté Degs, les imprimés de ces diplômes, à cette période, étaient fournis par l'Imprimerie nationale. A partir de cette année-là, l'Université a pris en main leur confection. En tous les cas, la scolarité rejette toute responsabilité quant à l'origine de la falscification. "Il est inconcevable qu'il y ait eu fuite au niveau de notre service, d'autant que nous ne sommes que deux à connaître le code secret de l'ordinateur", a affirmé un responsable. "En outre, tous les faux diplômes découverts comportaient des numéros de série de l'Imprimerie nationale", a-t-il continué.

Contrôle.

Depuis 2003, les facultés elles-mêmes ont pris en main la confection de leurs diplômes. Elles ont reçu pour cela l'appui de la Coopération française pour la mise en place des diplômes dits infalsifiables. On peut donc raisonnablement penser que le système est plus protégé.

Actuellement, le contrôle des diplômes n'est pas encore systématique. C'est seulement à la demande des employeurs auprès des établissements concernés que l'on procède à un contrôle. Mais il peut aussi se faire à l'initiative de la police. Une vérification consiste à comparer les noms, les numéros et la calligraphie ou les types de caractères utilisés. Mais cela nécessite une collaboration entre ces différentes entités. Quant à la répression, elle se limite, pour la plupart des cas, au licenciement.

Mahefa Rakotomalala


par © - - le 21-01-2005 commentaire - Rubrique : Education - LU 4118 fois AddThis Social Bookmark Button



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