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Même rubriqueLes 16 et 17 janvier, Saint Denis de la Réunion a accueilli les représentants des Etats membres de la Commission de l'océan Indien. A cette occasion, Marcel Ranjeva, ministre des Affaires étrangères, s'est vu confier, par son prédécesseur Paul Vergès, la présidence de l'organisation régionale.
"L'agenda 2005 de la COI est très consistant." Marcel Ranjeva, ministre des Affaires étrangères, a ouvert le 16 janvier la réunion du conseil des ministres de la Commission de l'océan Indien (COI). Pendant deux jours, la ville de Saint Denis de la Réunion a accueilli l'organisation, vieille de 21 ans. A deux mois du sommet des chefs d'Etat la COI qui aura lieu à Madagascar les 18 et 19 mars prochains, l'ancien président de l'organisation, Paul Vergès, a accompagné le désir de son successeur, Marcel Ranjeva, "d'assurer une meilleure prise en compte de la voix de la COI dans les instances internationales."
Marcel Ranjeva n'a pas manqué de féliciter les décisions prises lors du sommet des petits Etats insulaires auquel il s'était rendu aux côtés de Marc Ravalomanana, le 14 janvier dernier. "Pour la première fois, la COI a pu s'exprimer lors d'un sommet organisé par les Nations Unies. C'est un premier pas de notre reconnaissance au sein de l'ONU comme organisation régionale."
L'INDUSTRIE, LA CULTURE ET LE SECTEUR RURAL
Avec un budget de 85 millions d'euros, soit 206.972.450 milliards d'ariary, la COI mise sur l'intégration régionale pour appuyer les secteurs industriel, culturel et rural des cinq Etats membres. " L'année 2005 commence par un coup de tonnerre qui est de nature à déstabiliser bien des économies et en particulier celle des régions", a t-il prévenu en faisant référence à l'élimination des quotas dans le secteur textile. Pour faire face à ce handicap et assurer une croissance soutenue, le ministre des Affaires étrangères demande à avoir recours à "un abaissement ou une élimination des barrières tarifaires" au sein des Etats membres.
Au niveau culturel, l'Université de l'océan Indien et l'Organisation touristique des îles de l'océan Indien ne sont que quelques unes des orientations stratégiques qui devront assurer une identité propre aux îles du sud-ouest de l'océan Indien. "La culture ne peut être réduite en un simple bien commercial. Elle est la clé de l'accès au monde et aux relations avec autrui", souligne Marcel Ranjeva.
Le développement durable, thème central du prochain sommet prévu pour mi-mars à Antananarivo, va être renforcé par une meilleure gestion du secteur agricole et piscicole. Les Etats membres de la COI vont mettre leurs efforts en commun pour assurer à la Grande Ile "l'autosuffisance alimentaire" tant espérée.
Dorine Leleu
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