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Sur l'octroi des bourses extérieures
Le ministre Haja Nirina Razafinjatovo a réuni les journalistes hier, pour faire un point sur l'octroi des bourses extérieures. En fait, loin des questions attendues sur l'environnement de l'enseignement actuel. Néanmoins, le ministre a bien voulu répondre à quelques points.
Les bourses extérieures ne sont pas seulement l'apanage du ministère, loin s'en faut. Ce sont surtout des propositions de la part des pays amis. Le fait d'avoir une progéniture "intelligente" ne suffit pas pour se voir bénéficier d'une bourse. A chaque offre suivent des conditions d'admissibilité. Comme l'âge par exemple, ou l'aptitude à maîtriser une langue étrangère (l'anglais, l'allemand ..).
En fait, le taux des pays francophones est moindre par rapport aux autres pays surtout anglophones. Aussi, une personne ayant son DEA est souvent handicapée parce qu'elle ne parle ni n'écrit la langue de Shakespeare. Au-delà de ces considérations, il est important que le postulant à une bourse extérieure sache reconnaître le domaine à exploiter. Les Etats-Unis seraient plutôt intéressés sur les questions de l'environnement, domaine où ils utilisent une somme énorme à Madagascar. Le Canada, de son côté, pays très demandé et qui propose souvent, ne serait pas très enclin à offrir une bourse dans le domaine de la Physique, puisqu'elle ne constitue sûrement pas une priorité pour Madagascar. Du moins dans l'immédiat. Autre exemple, une spécialisation dans la Médecine aurait peu de chance devant une recherche dans le domaine.
D'autre part, il existe également les bourses universitaires. Chaque futur postulant devrait "s'armer de courage" pour se mettre en contact avec les établissements. Ou les professeurs qui pourraient les diriger dans leurs recherches. L'internet est d'ailleurs là pour les aider. Toiut dernièrement, le Canada a octroyé dix bourses universitaires et quatre de niveau collégial. Sont prioritaires, les postulants au doctorat. Durant son voyage au Québec, le ministre a pu obtenir la bourse d'exemption pour les étudiants malgaches résidents; ils bénéficient donc des mêmes conditions que leurs confrères québécois. Madagascar a obtenu un quota de dix étudiants, ce à quoi le ministre a demandé un élargissement pour les non résidents.
Répondant aux questions des journalistes, le ministre a d'emblée souligné que le SECES est très habile à ne bouger que pour demander de l'argent. "Cela ne veut pas dire que tous ceux qui revendiquent une augmentation ou autres l'obtient", dit-il. Une façon d'entrer dans le cas du FSF. "Le ministre n'est nullement apte à accorder de son plein gré les doléances des enseignants dirigés par le FSF.
Certes, la situation des enseignants n'est pas l'idéal, tout dépend du PIB. Le pouvoir ne peut donner ce qu'il n'a pas, et le décision ne revient pas uniquement au ministre de tutelle." Les enseignants constituent presque la moitié des fonctionnaires. L'avancement, source de l'augmentation de leurs salaires, leur fait beaucoup souffrir. "Le ministère de la Fonction Publique vient de s'octroyer des ordinateurs. Justement pour faciliter le traitement des dossiers." Si les enseignants et administration des écoles publiques parlent d'adhérer à la cause du FSF mais ne veulent pas faire la grève par peur, le ministre répond: "Aucune répression à leur encontre. Les forces de l'ordre ne sont présentes sur les lieux que pour prévenir un éventuel débordement", dit-il.
par © - Madagascar Tribune -
le 15-12-2004
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Rubrique : Education -
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Commentaires
1 Le 14-12-2005 par Mily
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