Madatsara : Tout Madagascar en un clic

Articles sur Madagascar

Articles

Madagascar fait évoluer le processus d’adoption

Il prépare actuellement une nouvelle législation qui prévoit une plus grande centralisation des dossiers. Pas sûr que cela raccourcisse les délais pour les familles réunionnaises qui se tournent en grande majorité vers Madagascar pour l’adoption.
Depuis 1996, la fédération Enfance et familles d’adoption a ouvert une antenne à la Réunion. “Il est important de pouvoir témoigner de sa démarche d’adoptant auprès de ceux qui débutent ce parcours souvent long et semé d’embûches” explique Bernard Hoarau, président de l’association, d’autant qu’il n’existe pas à la Réunion d’Organisme autorisé pour l'adoption (OAA) qui peut se charger des formalités à accomplir pour l’adoption à l’étranger.
VERS PLUS DE TRANSPARENCE
Les familles réunionnaises se débrouillent donc le plus souvent seules et se tournent en priorité vers Madagascar. “Cela s’explique par la proximité géographique, mais aussi par les liens entre notre île et la Grande Île” ajoute Bernard Hoarau qui estime à 20 ou 25 le nombre d’enfants malgaches adoptés chaque année à la Réunion. Mais la donne est en train de changer aujourd’hui. Depuis dix-huit mois, le gouvernement malgache essaye de contrôler plus étroitement le système d’adoption, en la limitant notamment aux seuls centres agréés. Mais avec plusieurs affaires de trafics d’enfants révélées notamment en avril dernier, d’autres mesures s’imposaient.
En septembre, Madagascar a donc ratifié la Convention de La Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale. Cela lui impose donc un certain nombre de contraintes et depuis cette date, les procédures d’adoption ont été gelées en attendant l’instauration d’un nouveau système.
Le gouvernement malgache a décidé de centraliser le processus. Tous les dossiers devront être transmis par l’autorité centrale française (Mission de l'adoption internationale) au ministère de la population malgache” précise Bernard Hoarau. Plus question donc pour les familles d’aller directement dans les orphelinats. Une fois un enfant proposé par les autorités, la famille adoptante devra dorénavant passer un mois sur place, pour voir si “la greffe prend”. Autre changement, la mère biologique ne pourra plus revenir sur sa décision de consentement à l’adoption au-delà d’une période d’un ou deux mois. Jusqu’alors, elle pouvait le faire jusqu’au bout de la procédure. Enfin, le gouvernement malgache s’est engagé à essayer d’établir un forfait financier pour toute la procédure (entre 2 500 et 3 000 euros) et à contrôler plus strictement l’origine des enfants qui se trouvent dans les centres d’adoption, tous privés, pour éviter les trafics comme ceux mis au jour il y a six mois.
On sent une réelle volonté de transparence de la part des autorités malgaches” se réjouit Bernard Hoarau, “mais il faut souhaiter qu’elles aient ensuite les moyens de cette politique, et que la centralisation ne ralentisse pas les procédures”. Les candidats à l’adoption souhaitent aussi que la mise en route soit rapide, car toutes les demandes nouvelles sont bloquées depuis deux mois.


par © - Clicanoo - le 14-12-2004 commentaire - Rubrique : Société - LU 1024 fois AddThis Social Bookmark Button



Commentaires

Aucun commentaire posté.

Ajouter un commentaire







Madatsara 2008 - Actualités Madagascar
Agencement et Intéractivité par Miss. Andy Andrianarivony
Conception et réalisation - Mentions légales -