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Même rubriqueTout le monde reconnaît actuellement l'urgence d'une solution à cette flamblée du prix du riz, aliment de base de 99 % des Malgaches. Et des politiques se sont déjà exprimés là-dessus, même les plus silencieux comme l'ancien vice-Premier ministre Herizo Razafimahaleo et l'ancien ministre des Postes, Ny Hasina Andriamanjato. Pour ces politiciens dont la plupart constatent qu'à ce rythme, le kilo du riz blanc serait à 10.000 Fmg vers la fin de cette année dans la Capitale (s'il est déjà actuellement à 8.000 Fmg à Toamasina), cette importation du riz de Thaïlande ou de Pakistan ne résoudra pas la situation. D'autant plus que la distribution de ce riz pose encore des problèmes car avec le frais de transports qu'ils auraient à prendre en charge, les commerçants détaillants de certains sous-préfectures et communes ne peuvent pas vendre au prix indiqué par le gouvernement.
Détaxation
Des solutions à court et à moyen terme ont été déjà proposées non seulement pour que le gouvernement puisse importer une quantité suffisante de riz mais aussi pour que tous les commercants détaillants, qu'ils soient à Kandreho ou dans la Capitale puissent vendre le riz importé à 3.500 FMG le kilo. Solutions devant lesquelles, et malgré leur urgence, le gouvernement renonce jusqu'à présent à appliquer. A l'Assemblée nationale, pendant les débats en commission plénière sur le projet de loi de Finances 2005, le député Voninahitsy Jean Eugène, soutenu par le président national du TIM Razoarimihaja Solofonantenaina, a vainement essayé d'attirer l'attention du ministre de l'Economie, des Finances et du Budget, Andriamparany Radavidson sur la nécessité de détaxer totalement le riz pour pouvoir faire baisser son prix actuel. Une semaine après, le vice-président du Sénat, non moins PDG du Groupe Kaleta, était monté au créneau à l'hôtel Colbert à Antaninarenina en proposant la même solution. Mais à la différence de son collègue, Voninahitsy Jean Eugène, il a appuyé sa thèse par des chiffres. Selon Kaleta, arrivé au Port de Toamasina, le prix de revient d'un kilo de riz importé de Thaïlande ou de Pakistan se chiffre à 3.580 Fmg (prix détaxé). Raison pour laquelle ce grand opérateur économique malgache a lancé un appel au gouvernement pour qu'il subventionne cette importation de riz tout en autorisant tous les opérateurs qui en ont les moyens à s'y investir (libéralisation totale de l'importation).
Raison inavouée
Plus d'un ne comprennent pas pourquoi le gouvernement hésite jusqu'à présent à ne pas mettre en oeuvre ces ultimes solutions dont la détaxation totale et la subvention. D'ailleurs, maintes fois interpellé sur la question, le gouvernement ne donne que des réponses évasives. Autrement dit, le gouvernement n'a jamais eu l'audace de dire au peuple malgache que c'est la Banque Mondiale qui n'est pas d'accord avec ces solutions "exceptionnelles". Une vérité devant laquelle l'ancien-vice Premier ministre, Herizo Razafimahaleo, et le vice-président du Sénat, Soja Jean André dit Kaleta, se sont demandé : "les dirigeants préfèrent-ils servir l'intérêt de la Banque Mondiale que de sauver la vie de leurs compatriotes" ?
En fait, l'heure est grave et le pouvoir de Marc Ravalomanana se trouve ainsi en difficulté. Pis, des politiciens profitent de la situation pour déstabiliser le régime.

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