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Même rubriqueLa commission de supervision bancaire et financière (CSBF) sise à Anosy, organise deux ateliers sur l’élaboration du cadre légal et réglementaire applicable au secteur de la microfinance. Le premier atelier a débuté hier avec 80 acteurs de la microfinance et se terminera aujourd’hui. Le deuxième se déroulera les 10 et 11 novembre prochains. Les ateliers sont dirigés par un expert en microfinance et par le consultant juridique de la Banque centrale de Madagascar.
L’objectif de ces ateliers est de présenter un projet de cadre légal et réglementaire, qui couvre toutes les entités impliquées dans la microfinance, qu’elles soient mutualistes ou non. Il s’agit d’une part, d’améliorer, avec la collaboration de tous les acteurs de la microfinance, l’avant-projet de loi préparé par le secrétariat général de la CSBF, et ses textes d’application en se fondant sur les meilleures pratiques internationales adaptées aux réalités de Madagascar et, d’autre part, d’en énoncer les éléments de normes prudentielles.
La phase d’émergence du secteur de la microfinance à Madagascar se situe au début des années 90 avec l’apparition de structures spécialisées intervenant dans le domaine et appuyées par le gouvernement. Cette émergence a été favorisée par l’action conjuguée du gouvernement, des bailleurs de fonds et d’opérateurs qui assurent l’encadrement technique, dans le cadre de projets successifs de développement du secteur, et l’initiative privée (ONG et autres associations, sociétés…).
Les caractéristiques du secteur, en fin décembre 2003, se résument en trois points : la présence de cinq institutions financières mutualistes agréées (IFM), généralement issues de projets gouvernementaux qui se sont répartis sur le térritoire, l’existence d’autres entités non agréées mais actives, mutualistes ou non, et enfin l’existence de projets gouvernementaux à volets microcrédits dotés d’importantes ressources financières. Le gouvernement vise à faire de la microfinance l’instrument privilégié de réduction de la pauvreté, et donc à mieux couvrir les besoins de la frange pauvre de la population du pays.
Mirindra Rabarivelo
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1 Le 03-12-2004 par TOUssaint
2 Le 03-12-2004 par TOUssaint
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