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Union Nationale pour le Redressement de Madagascar
Contrairement à ce que les mauvaises langues essayent de véhiculer, l'Union Nationale pour le Redressement de Madagascar ( UNRM), une nouvelle plateforme regroupant, rappelons-le, des chefs de certains partis politiques hors du pouvoir, n'est point dissoute. Mais seulement, elle se réunit "secrètement" depuis quelques jours, et en l'absence de la Solidarité Parlementaire pour la Défense de la Démocratie et de l'Unité Nationale (SPDUN), ailleurs et non plus à l'Hôtel Panorama à Andrainarivo. Bref, elle est encore en vie jusqu'à présent.
Des langues se délient sur le déroulement de différents débats que ces chefs de partis politiques engageaient sur divers sujets qui les intéressaient et à partir desquels ils envisageaient d'élaborer leur stratégie permettant, soit d'attirer l'attention du président de la République (qui a maintes fois réitéré qu'il n'a pas de temps à perdre avec les politiques à les écouter -eux qui auraient des "remèdes" à la crise socio-économique et politique actuelle-), soit (pour les extrémistes) de renverser le régime en place.
Ainsi, les indiscrétions de quelques chefs de partis nous ont permis d'apprendre que quelques uns de leurs collègues constituent des blocages à la prise des décisions au niveau de l'Union. "A l'extérieur de l'Union (dans les médias), ces gens ne ménagent pas des critiques virulentes à l'endroit du régime, mais pendant nos réunions, ils tergiversent et pis, ils n'ont pas honte d'essayer de torpiller toutes les stratégies qu'ils estiment et jugent portant atteinte au pouvoir du président Marc Ravalomanana", ont révélé nos interlocuteurs. Pour nous, ont-ils continué, c'est simple : "S'ils ne sont pas d'accord avec le principe et l'esprit avec lequel la plupart des chefs de partis mènent les débats au niveau de l'UNRM, qu'ils partent comme l'AREMA et le MFM qui ont décidé de quitter le cercle dès le début lorsqu'ils ont constaté que l'ambiance à l'Hôtel Panorama ne leur convenait pas".
A ces révélations, voici la brève réplique de l'un de ceux qui se sentent ciblés par leurs collègues : "Non, je suis légaliste et je ne peux pas en conséquence descendre dans la rue pour fustiger l'échec de ce régime. En tant que démocrate, je pense qu'on ne peut pas remplacer un président de la République que par la voie des urnes".
Quoi qu'il en soit et malgré ces remarques sur ce ou ces "brebis galeuses" du groupe, nos interlocuteurs ont souligné qu'après une trêve de quelques semaines seulement, l'Union Nationale pour le Redressement de Madagascar continue de réfléchir sur les affaires nationales en général et en particulier sur la crise socio-économique et politique à laquelle nous assistons actuellement. "La trêve politique est terminée, les politiques doivent agir "concrètement" car la situation s'empire", a lancé un membre fondateur de l'UNRM, qui veut attirer l'attention du chef de l'Etat sur la nécessité d'un dialogue non seulement avec les églises du FFKM, mais aussi avec les dirigeants des partis politiques, de la Société Civile... bref avec toutes les forces vives de la Nation.
A propos justement de cette rentrée politique de l'opposition, le CRN (Comité pour la Réconciliation Nationale) du Pr Zafy Albert va marquer la sienne ce samedi à la "Villa Elisabeth" à Ivandry. Wait and see.
par © - Madagascar Tribune -
le 27-08-2004
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Rubrique : Politique -
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