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Même rubriqueLe parti présidentiel a remporté 29 des 45 communes urbaines, soit un peu moins des deux-tiers des communes, lors des élections municipales de dimanche, selon les résultats provisoires publiés mardi par le ministère de l'Intérieur.
La semaine dernière, le parti présidentiel avait fait part de son ambition de "décrocher 40 des 45 mairies urbaines".
Le parti présidentiel Tiako I Magasikara (Tim - "J'aime Madagascar"), confirme toutefois sa suprématie au niveau local. Le 9 novembre dernier, il avait déjà décroché 56% des 1.504 communes rurales.
Cette élection était le premier scrutin municipal organisé depuis l'arrivée au pouvoir du président Marc Ravalomanana à la mi-2O02, à la suite d'une crise politico-militaire de six mois avec l'ancien président Didier Ratsiraka, réfugié depuis juillet 2002 en France.
Le dernier scrutin à Madagascar, les élections législatives de décembre 2002, avait conforté l'assise électorale de M. Ravalomanana, dont la mouvance s'était assuré 84% des sièges à l'Assemblée nationale (134 sur 160).
Dans la capitale, Antananarivo, Patrick Ramiaramanana, du parti présidentiel, un proche du président Ravalomanana, l'a emporté dans un fauteuil avec 81% des voix. Toutefois, le taux de participation à Antananarivo a été le plus faible du territoire (37,3%).
M. Ramiaramanana dirigeait la capitale depuis la fin de la crise politico-militaire du premier semestre 2002, sans avoir été élu.
Dans l'ensemble du pays, le taux de participation au scrutin de dimanche s'élevait à environ 55%.
Toutefois, deux villes symboliques échappent au parti présidentiel.
A Fianarantsoa (centre sud), Pety Rakotoniaina l'emporte avec 44% des voix, devant un candidat du Tim.
M. Rakotoniaina avait participé à l'ascension du candidat Ravalomanana en 2002, avant d'être ensuite nommé par le président Ravalomanana à la tête de la région, puis enfin d'être remercié.
Duel perdu également pour le camp présidentiel à Tamatave, le grand port de l'Est, fief traditionnel du parti Arema, de l'ancien président Didier Ratisraka.
Rolland Ratsiraka, le neveu de l'ex-président Ratsiraka qui briguait un deuxième mandat consécutif, l'emporte aisément avec 49% des suffrages, également devant un candidat du Tim.
Le ministère de l'Intérieur avait suspendu Rolland Ratsiraka d'août à octobre pour "mauvaise gestion communale".
A Mahajanga, dans l'ouest du pays, le candidat du parti présidentiel l'emporte avec 48% des suffrages.
Toutefois, seuls 33 des 51 bureaux de vote ont pu être dépouillés. Dimanche soir, des incidents dus à une mauvaise préparation du scrutin avaient dégénéré, avec le saccage de quelques bureaux de vote et la destruction des urnes.
Le candidat Pierre Tsiranana (indépendant) avait affirmé dimanche matin "se retirer de cette élection afin d'alerter l'opinion publique sur les irrégularités du scrutin".
Il est le fils du premier président de la République, Pierre Tsiranana (même prénom que son fils), au pouvoir de 1960 à 1972.
"Même si nous n'avons pas tous les bureaux de vote de la ville (33 sur 51), j'ai quand même décidé de publier les résultats car ils représentent 65% des bureaux", a confié mardi à l'AFP le ministre malgache de l'Intérieur, Jean Seth Rambeloalijaona.
"Nous verrons bien ce que décidera le tribunal électoral concernant les recours à propos de l'organisation du scrutin", a-t-il expliqué.
La suprématie du Tim est totale dans les provinces d'Antananarivo (6 communes sur 6) et de Diego Suarez au nord (7 sur 8).
Source : © Jeune Afrique L'intelligent
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