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Tourisme local : Aucun programme de développement pour le secteur

Ceux qui ne font pas partie des 66,3% de pauvres ont le moyen de se payer des vacances et de choisir des sites comme Toamasina, Vatomandry, Foulepointe ou encore Mahajanga et d’autres nouvelles destinations comme Manakara et Mananjary. Ces deux dernières villes sont en vogue depuis seulement cette année.

Malgré une embellie significative, ce tourisme pratiqué par les locaux ne bénéficie d’aucune action de promotion ni d’encouragement. A l’heure actuelle, les plages de Mahajanga et de Toamasina grouillent de monde avec les vacances scolaires.

Un peu plus au nord de Toamasina, Foulepointe n’est pas en reste. Mais les vacanciers font ce qu’ils peuvent pour arriver à destination et passer de bons moments.

Ils participent pourtant au développement de toute une large gamme de secteurs dont la restauration et l’hôtellerie de bas et de moyen de gamme, l’artisanat, l’agriculture, les télécommunications etc. En effet, les heures passées au téléphone augmentent beaucoup pendant les vacances tandis que les vacanciers rapportent de leur voyage le traditionnel « voan-dalana » ou cadeaux pour ceux qui ne peuvent pas les accompagner.

Il s’agit souvent de produits artisanaux ou de produits agricoles. Un beau sac original en feuilles de bananier travaillées et vernissées coûte 7.000 Ar à Toamasina. Il faut compter 600 à 1.000 Ar pour une noix de coco…

Un secteur laissé en friche

Malgré tous ces atouts économiques, le tourisme local n’est guidé par aucun programme ni projet de développement. La preuve en est que les plages les plus fréquentées ne comptent aucune infrastructure de base comme les toilettes, les douches… Les transporteurs ne sont pas encouragés à pratiquer des tarifs plus accessibles aux passagers.

Les loisirs sur les lieux de vacances laissent souvent à désirer. Les initiatives novatrices se font attendre pour proposer aux estivants des nouveaux produits.

Ces derniers sont pourtant prêts à payer suivant leurs moyens. Un tour de manège coûte, par exemple, 1.000 Ar et les parents n’hésitent pas à y faire monter leurs enfants. Le manège est pris d’assaut non seulement par les enfants mais aussi par des adultes.

1.000 Ar est déjà un tarif plutôt élevé puisqu’un petitdéjeuner à la malgache dans une ville portuaire comme Toamasina coûte 600 Ar.

La Lettre du Mercredi 119


par LDM 119 - le 22-08-2008 commentaire - Rubrique : Société - LU 132 fois AddThis Social Bookmark Button



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