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Même rubriqueAvec la vanille à 500.000 Ar le kilo en 2000-2001, même des paysans des hautes terres ont rêvé de planter des vanilliers. Les cours internationaux dictés par la production de Madagascar, premier exportateur mondial, ont atteint des sommets jamais inégalés auparavant. Entre 1965 et 1990, Madagascar a fait exploser les prix de la vanille de 625% selon des professionnels du secteur.
Mais depuis quelques années, les prix piquent du nez. Cette année, c’est à peine si les collecteurs achètent le kilo de vanille préparée entre 2.000 et 5.000 Ar dans la région Atsinanana.
Résultat : des paysans commencent à abandonner la filière. Là où il y a des projets de développement, ils préfèrent se conformer aux nouvelles techniques agricoles et s’orienter sur d’autres produits comme le maïs et le riz.
D’ailleurs, ces produits sont d’actualité avec la crise alimentaire mondiale et l’insécurité alimentaire qui touche encore une bonne partie des Malgaches. Vers un autre mouvement Yo-yo Pour la vanille, cet abandon progressif de la filière risque de porter un coup sur le marché international.
Etant donné que Madagascar est le 1er exportateur mondial en terme de volume, un nouveau déséquilibre de l’offre sur le marché pourrait faire monter les prix en flèche. Et le cycle infernal reprendra : après la flambée, les cours replongeront et toute la filière en sera la première victime.
La balance commerciale aussi sera touchée parce que la vanille fait partie du peloton de tête en matière de rentrée de devises. Malgré les restructurations opérées dans la filière vanille, celle-ci n’arrive pas à se stabiliser.
Alors que la quasi-totalité des matières premières connaissent une flambée sans précédent sur le marché international, la vanille et les crevettes, les deux principaux produits agricoles d’exportation de Madagascar, chutent inexorablement. Cette situation porte un sérieux coup sur une balance commerciale déjà anémiée et éternellement déficitaire par le manque de compétitivité.
On attend le dépôt du projet de la loi sur l’exportation auprès du Parlement au courant de la prochaine session parlementaire.
La Lettre du Mercredi 119
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