Publicité
Rubriques
Même rubriqueUn numéro est appelé instantanément par deux interlocuteurs différents. Si le premier arrive à joindre le numéro en question, le deuxième tombe immédiatement dans la messagerie vocale et voit son crédit débité.
En principe, il devrait entendre le téléphone de son interlocuteur se mettre sur le mode « occupé ». Mais il n’en est rien.
Il paie pour une communication qu’il n’arrive pas à avoir. C’est du vol « autorisé ».
Rappelons que malgré la loi de refonte du secteur TIC votée en 2005, la nouvelle instance de régulation appelée Agence de régulation des technologies et de la communication (ARTC) n’a pas encore vu le jour. Or, le secteur de la téléphonie mobile se développe à très grande vitesse.
En 1998, les abonnés ont été au nombre de 12.430 selon les données de l’Office malgache des études et de régulation des télécommunications (OMERT), l’organe censé être remplacé par l’ARTC.
Ils sont dans les 2 millions à l’heure actuelle, sans parler des prépayés. Avec les différentes promotions et la guerre des tarifs, les consommateurs semblent trouver leurs comptes dans cet essor sans précédent.
Mais vu de près, ils sont parfois « volés » par certains opérateurs. Un secteur en plein boom Chez un opérateur, il faut raccrocher assez promptement si son interlocuteur ne répond pas rapidement. Sinon, l’appel est payant au bout de quelques sonneries.
Apparemment, ces différentes situations donnent l’impression de scénarios dessinés par un avare mais mises bout à bout, elles rapportent gros aux opérateurs de téléphonie mobile concernés.
En 1998, le chiffre d’affaires du secteur était de 11,8 millions de dollars. Il n’a pas cessé de croître depuis en affichant près de 20 millions de dollars l’année suivante.
Un bond proche de 30 millions de dollars a été enregistré en 2000. Et même entre 2001 et 2002, année de crise politique à Madagascar, le chiffre d’affaires du secteur est passé de 40,4 millions à 46,8 millions de dollars.
Les derniers chiffres de l’OMERT porte sur 2006 et cette année-là, la téléphonie fixe a affiché un chiffre d’affaires de 103 millions de dollars. Malgré ce boom et une concurrence plus accrue, les « vols autorisés » ternissent quelque peu l’image du secteur.
La Lettre du Mercredi 119
Commentaires
Aucun commentaire posté.
Ajouter un commentaire