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Même rubriqueAlors que les transporteurs des zones régionales et nationales ont déjà mis en application une augmentation des tarifs enregistrant une hausse de 20 à 30%, les prix pratiqués par les taxi-be urbains et suburbains à Antananarivo demeurent stables. La subvention accordée aux transporteurs de voyageurs dans la capitale nécessite des modalités de procédure avant son application pour éviter les fraudes et les combines.
Ce temps nécessaire à l’administration accorde une respiration aux caisses publiques et en attendant ils sont presque 5000 à devoir se dépatouiller dans la paperasserie pour bénéficier chaque jour travaillé d’une ristourne de 400 ariary (2000 fmg) par litre pour une consommation moyenne plafonnée à 30 litres jour. Cette subvention représente 60 millions d’ariary soit 300 millions fmg de contribution de l’Etat pour les déplacements quotidiens des usagers de la Capitale.
Les 10 milliards d’ariary inscrits dans la loi des finances pourraient contribuer pendant 165 jours soit presque six mois à financer cette opération pour le maintien des tarifs dans le transport urbain. A Antananarivo, on peut penser qu’aucun trouble social n’aura pour origine une hausse des tarifs du transport public.
C’est au moins ça de gagné tant pour les gouvernants comme pour les gouvernés. Dans cette période où des crises de toutes origines menacent, les bailleurs de fonds manifestent une grande compréhension pour l’assouplissement des principes sur lesquels jadis ils ont exprimé beaucoup d’intransigeance.
Dans cette conjoncture, la population souhaite des initiatives du genre dans d’autres domaines aussi vitaux que sensibles comme le riz.
La Lettre du Mercredi 119
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