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Même rubriqueAl’heure des vacances, beaucoup d’enfants malgaches doivent se contenter de rester chez eux. La faiblesse du pouvoir d’achat des parents ne les autorise pas à profiter de ce plaisir de humer l’air marin ou de faire connaissance avec d’autres localités et d’autres personnes.
C’est compréhensible quand on sait qu’à partir du 10 août prochain, les frais de transport régionaux et nationaux vont augmenter.
Bref, les enfants des hautes terres n’ont pas l’occasion de voir la mer et ceux des côtes ne peuvent pas monter sur les hauts plateaux pour découvrir d’autres horizons. En effet, il faut ajouter aux frais de transport la restauration.
Même à ces prix-là, l’hébergement revient cher quand on sait que le salaire minimum officiel n’atteint même pas 100.000 Ar par mois.
Le départ en vacances reste donc dans le domaine du rêve pour la plupart des familles malgaches. Celles-ci comptent en moyenne 5 personnes par ménage.
Les dépenses pour d’éventuelles vacances deviennent donc exorbitantes et inaccessibles à une grande majorité des familles. Seuls ceux qui ont de la famille pas très éloignée de leur domicile peuvent envoyer les enfants y passer quelques jours.
Dans un pays qualifié d’île, de plus en plus d’enfants et d’adolescents n’ont pas encore vu la mer. Des parents se désolent de cette situation car dans leur enfance, ils ont pris des vacances même si leurs propres parents sont de simples instituteurs, des commerçants etc.
bref des gens ayant un train de vie moyen. A l’heure actuelle, même des directeurs de société ont du mal à envoyer leurs enfants en vacances faute d’un pouvoir d’achat confortable.
Les vacances sont pourtant nécessaires à l’épanouissement des enfants.
La Lettre du Mercredi 117
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