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Même rubriqueLes transports sont concernés au premier degré par les hausses incessantes du cours du pétrole. Il n’est que normal de la part des transporteurs de ressentir la nécessité de corriger les tarifs qu’ils appliquent.
Toutefois considérant que le carburant ne constitue pas le seul élément intervenant dans le coût du transport il paraît aberrant de vouloir doubler le tarif entre deux dates données seulement sous prétexte que le prix du carburant a doublé durant ce délai.
Ce que le grand public tend à oublier c’est que la course à la hausse a concerné aussi nombre d’éléments autour de l’automobile : prix à la vente, prix des pièces détachées, prix des lubrifiants. Il n’en reste pas moins que face à une inertie ou à des promesses et des mesures de diversion du pouvoir, les professionnels du transport ont adopté unilatéralement des décisions.
A partir du 1er Août, les artisans du transport de marchandise appliqueront une augmentation de l’ordre de 20%, le taux n’est qu’approximatif car en ce domaine le marchandage demeure la règle. Il en est de même pour les taxis qui ont déterminé le seuil minimum du prix d’une course à 4.000 ariary (20.000 fmg) à Antananarivo.
Seuls les taxi-be dans la ville d’Antananarivo et dans la zone suburbaine maintiendront leur prix actuel puisqu’ils vont bénéficier sur le carburant d’une subvention de 10 milliards d’ariary confirmée dans la loi de Finances. Traitement de faveur que justifient les risques d’une explosion sociale, en comparaison des taxi-brousse qui ont aussi annoncé une augmentation à compter du 10 Août.
Consommateurs et usagers ont le sentiment d’être pris en otage pour toutes sortes.
La Lettre du Mercredi 117
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