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Même rubriqueIfaty, Evatraha… Ces sites balnéaires paradisiaques font partie des sites les plus visités par les touristes dans le Sud du pays. En cette haute saison touristique, les 4x4 et les minibus transportant des touristes y pullulent.
Mais vus de près, les villages qui côtoient les bungalows et les maisons de luxe pour touristes croupissent dans la pauvreté. Les petits commerces, symbole de la survivance de la population, fleurissent sur les chemins.
Les enfants sont toujours en guenilles et ont le ventre bombé à force de boire de l’eau non potable et de survivre avec le manioc, les patates douces et autres denrées de survie. Bref, le développement du tourisme ne profite pas aux locaux.
Le plan directeur du tourisme ne mentionne aucune stratégie pour inverser cette tendance. Il donne seulement les pistes pour développer le tourisme mais un tourisme dont les recettes et les autres retombées sont notamment pour les opérateurs touristiques et la caisse de l’Etat.
Il y a, certes, le tourisme chez l’habitant, le tourisme rural et bien d’autres mais ils sont encore loin de se développer. Les autorités tant privées (du genre Office national du tourisme, ONGs nationales et internationales) que publiques (ministère en charge du Tourisme) s’y penchent à peine.
L’écotourisme et le tourisme balnéaire sont toujours en vogue mais ils ne devraient pas empêcher le tourisme rural et le tourisme chez l’habitant d’évoluer avec ces deux grands types de tourisme. Sinon, on remarque que les différents acteurs du secteur manquent de stratégie pour faire profiter les populations locales des retombées du tourisme.
La question n’a jamais fait l’objet d’un quelconque atelier ou séminaire alors qu’à Madagascar, les ateliers et autres forums ou encore tables rondes jalonnent toute l’année. Si la situation commence à changer un tout petit peu dans le secteur minier où les communes perçoivent directement leur part de redevances, elle est loin d’évoluer dans ce sens dans le secteur du tourisme.
Or, ce secteur fait partie du peloton de tête en matière de rentrée de devises étrangères à Madagascar.
La Lettre du Mercredi 116
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