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Même rubriqueAvec la flambée du pétrole, les charges des centrales thermiques qui fonctionnent au gasoil ou au fuel lourd seront de plus en plus lourdes. Mais à Madagascar, 60% de la production électrique est encore fourni par ces centrales.
A ce rythme, la Jirama risque de sombrer encore plus dans le déséquilibre financier. Des cadres de cette entreprise avancent que la solution est de se tourner vers la Chine et l’Inde dans la promotion de l’hydroélectricité.
En effet, le gouvernement mise sur cette énergie renouvelable. Seulement, il faut 2 à 4 ans pour mettre en place une centrale hydroélectrique tandis que l’investissement initial est plus cher que pour le thermique.
L’Etat n’a pas les moyens pour investir dans une nouvelle grosse centrale hydroélectrique. Rien que pour la période 2008-2012, le pays a besoin de 533 millions de dollars pour le secteur énergie selon le Programme sectoriel sur l’énergie.
Il est impossible de trouver ce gros financement auprès des bailleurs de fonds traditionnels. Opter pour les pays émergents Pour nos interlocuteurs, la solution est de maximiser le peu de moyens disponibles.
A cet effet, ils proposent de faire cap sur les pays émergents dont notamment la Chine et l’Inde. Ces deux pays offrent des technologies qui ont beaucoup évolué.
Celles-ci coûtent moins chers que celles que proposent les pays de l’Union européenne, là où Madagascar a l’habitude de s’approvisionner pour plusieurs secteurs. Les technologies chinoises et indiennes dans le secteur de l’énergie coûtent 2 fois moins chères.
Par conséquent, si on opte pour cette solution, Madagascar pourra basculer plus rapidement vers les énergies renouvelables, sans oublier les tarifs de l’électricité qui devraient être plus abordables. De plus, l’Etat devrait se tourner ces deux pays émergents pour négocier des prêts aux taux concessionnels, soit des taux inférieurs à ceux du marché.
Ce genre de prêt permet d’afficher des tarifs raisonnables puisqu’il est souvent accompagné d’une échéance de remboursement plus longue que celle proposée par les banques commerciales. Mais pour le moment, l’Etat se contente de se tourner toujours vers les bailleurs de fonds traditionnels.
La Lettre du Mercredi 115
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