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Même rubriqueLe financement nécessaire pour le programme sectoriel agriculture est de 1.587 milliards Ar sur la période 2008-2012.
Sur ce volume colossal, il reste encore à trouver plus de 960 milliards Ar. Comme quoi, le pari sur la révolution verte n’est pas près d’être gagné.
D’ailleurs, la concurrence en matière de financements est telle que Madagascar est placé loin derrière les pays frappés de plein fouet par la crise alimentaire. C’est ainsi que sur un total de 1,2 milliard de dollars consacrés à cette crise, la Banque mondiale accorde seulement 10 millions de dollars à la Grande Ile.
Le même schéma s’est répété avec la FAO. Or, le secteur agricole malgache a encore beaucoup de pain sur la planche.
Ses acteurs et surtout les paysans ont encore du mal à trouver le bonheur dans le pré. En matière de sécurisation foncière, seuls 10% des exploitants agricoles ont un titre foncier.
Les paysans hésitent à investir tant qu’ils craignent d’être délogés du terrain où ils travaillent. Les besoins du ministère en charge des Réformes foncières pour la sécurisation foncière sont proches de 128 milliards Ar dont plus de 100 milliards restent à trouver.
Un gap important
Pour la révolution verte proprement dite, le montant du financement à trouver est également important. Il est de 480,78 milliards Ar alors que les besoins en ressources financières dans cette rubrique sont proches de 861 milliards Ar.
Autrement dit, plus de la moitié du montant nécessaire doit encore faire l’objet de requêtes auprès des bailleurs de fonds ou doit provenir de nouveaux investissements privés. En effet, le programme sectoriel agriculture mise aussi sur les activités orientées vers le marché, lesquelles devraient être promues à la fois par les secteurs privé et public.
Sur les 147,7 milliards Ar nécessaires pourtant, il faudra encore chercher 146,5 milliards puisque le financement acquis dans ce domaine est minime, soit 1,24 milliard Ar. Le même problème se pose pour l’accroissement de la valeur ajoutée et l’agribusiness.
Le financement à trouver pour développer ces deux secteurs est de 110,8 milliards Ar alors que les besoins sont chiffrés à 166,7 milliards Ar.
La Lettre du Mercredi 115
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