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Même rubriqueLe taux de pénétration des services de la microfinance n’atteint pas encore 10%. Il se situe à 9,25% à fin juin 2008. Mais l’évolution du marché est telle que des spécialistes du secteur craignent l’émergence de certains problèmes.
Ils évoquent notamment le cas de quelques établissements non mutualistes de microfinance. On n’a pas besoin d’y adhérer et d’y épargner pour y obtenir un crédit. C’est pour cette raison que ces établissements sont catégorisés dans les non mutualistes. Ce statut défini par les textes en vigueur ne pose pas de problème. C’est plutôt la manière d’agir de certains de ces établissements qui suscite quelques inquiétudes.
Les clients peuvent y trouver des prêts de 2.000 ou de 5.000 Ar à rembourser au bout d’une semaine. Ce genre de prêt est très courant et concerne plusieurs clients. Des spécialistes craignent un taux de non remboursement élevé d’autant que la plupart des clients travaillent dans le petit commerce. D’aucuns savent pourtant que cette activité prolifère plus que jamais à cause de la pauvreté rampante. Elle est donc saturée et cette situation accroît les risques de non remboursement des microcrédits.
A ce rythme donc, certains établissements risquent de rencontrer de graves problèmes dans le recouvrement. Et quand il y a un taux de non recouvrement élevé, cela signifie pour l’Institution de microfinance (IMF) des problèmes de pérennité et de viabilité. Il faut toutefois relever que là où des projets de développement sont présents, les IMF, souvent de type mutualiste, continuent de se développer correctement.
Ainsi, les inquiétudes portent essentiellement sur quelques établissements non mutualistes. La plupart du temps, ces établissements ont été créés avec l’apport d’investissements étrangers et d’Ongs internationales. Notons que pour l’horizon 2012, le MAP ambitionne un taux de pénétration en microfinance de 13%.
Les spécialistes du secteur pensent que ce taux devrait être atteint dès 2009. Malgré tout, la couverture du pays en matière des services de microfinance laisse encore à désirer. Il y a des régions qui ne comptent aucune IMF. La région Boeny qui a les grandes plaines rizicoles de Marovoay n’a que l’IMF mutualiste AECA qui ressort à peine d’une longue crise.
La Lettre du Mercredi 114
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