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Même rubriqueLa performance des exportations affectée
La question du choix du régime de change constitue une préoccupation majeure de la politique économique. Elle est directement liée aux autres soucis de Madagascar, pays en développement, notamment ceux de libéraliser et stabiliser ses économies. Le choix d’un régime de change influence le processus de libéralisation à travers le mode et la vitesse de transmission des prix mondiaux sur les marchés locaux. Il influence également le processus de stabilisation puisque le régime de change contribue à la détermination des équilibres macroéconomiques interne et externe.
Et dans la situation malgache actuelle, les données montrent que les exportations sont beaucoup plus réactives aux fluctuations de change. En d’autres termes et bien que ces derniers jours, l’on observe sur le MID une certaine appréciation du Fmg au regard des devises, l’existence d’une forte volatilité des taux de change affecte de façon très défavorable la performance des exportations.
Cette appréciation devrait logiquement se traduire par une légère réduction du déficit commercial. Cet impact restera modeste du fait du poids de la zone euro dans les échanges malgaches et du comportement de marge des entreprises.
Les effets de l’appréciation du Fmg par rapport aux autres devises transitent par plusieurs canaux. Ainsi, par exemple, une appréciation du taux de change rend mécaniquement les produits de Madagascar plus chers par rapport à ceux qui sont libellés dans une devise autre que l’euro, ce qui tend à réduire les exportations nationales en volume.. Symétriquement, l’appréciation du Fmg rend plus compétitifs les produits importés de pays situés dans la zone euro.
Quoi qu’il en soit et théoriquement, dans le cas d’une appréciation du Fmg par rapport à l’ensemble des autres devises (il s’agit donc d’un cas d’école qui ne prétend pas refléter l’évolution observée depuis ces derniers jours), le solde des produits manufacturés se dégraderait car les exportations en volume sont plus faibles. Aux effets sur le solde manufacturier, il convient d’ajouter l’allégement de la facture énergétique dans cette hypothèse.
Et même au temps fort de la dépréciation du Fmg, les commerces extérieurs de biens (hors ZF) exprimés en euros et observés dans les quatre bureaux (2 Antananarivo, 1 Toamasina, 1 Mahajanga) ont montré une chute des exportations et une explosion des importations, surtout à partir du quatrième trimestre de l’année 2003. Au premier trimestre 2004, on a constaté une exportation en valeur de moins de 50.000 millions d’euros contre un peu plus de 150.000 millions d’euros d’importation.
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