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Même rubriqueQuand un député de la majorité rapporte des critiques sévères, on peut lui accorder la présomption d’entreprendre son intervention avec courage.
En effet, il ferait un mauvais calcul s’il pense que plaire à ses électeurs pourrait lui garantir davantage une réélection que se taire pour ne pas déplaire à son parti. Louis Bernard Rakotomanga s’arme de hardiesse pour titiller la Jirama et en même temps griffer la politique de protection de l’environnement. Le député dénonce le fonctionnement de la centrale électrique de Mandroseza générant à la fois une pollution de l’atmosphère et des nuisances sonores et vibratoires.
Selon Louis Bernard Rakotomanga tout le quartier alentour se plaint des odeurs de fuel qui flottent ainsi que des maladies que provoquent les rejets dans la fumée et les habitations mitoyennes outre les nuisances sonores craignent les effets de vibration sur les structures de leurs habitations. Quoi qu’en dise le ministre de l’Energie sur les possibilités de restreindre les dégagements de dioxyde et peut-être d’autres particules nuisibles à la santé, il est clair que l’installation d’une centrale fonctionnant au fuel lourd outre la pollution que génère celle-ci ne peut être combinée sans risque avec une zone d’habitation.
Le ministre a évité de recourir aux mensonges pour rassurer les habitants des maisons limitrophes. Sans rien promettre il n’a évoqué qu’une possibilité de recherche de solutions avec intelligence. Pour l’instant la situation apparaît comme inextricable, d’un côté la Jirama rend un service public, sans conteste stratégique mais considérant son état financier actuel il apparaît peu probable qu’elle s’engage à dédommager des particuliers pour des dommages que provoquent les besoins de son exploitation.
La Lettre du Mercredi n°111
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