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Même rubriqueLes noms dont on les affuble prêtent à sourire. Par leur originalité les « valabe » ne correspondent pas aux formes d’exploitation d’élevage que sont les haciendas et les ranchs. Le terme utilisé par une journaliste de télévision, « étable d’immenses dimensions »quoique charmant n’est pas plus heureux.
Le terme « valabe » lui-même bien adapté sans doute, laisse planer une ambiguïté du fait que « valabe » rappelle la nuit des cérémonies du « Fitampoa » nuit durant laquelle les initiatives les plus osées appartiennent aux femmes. Le « valabe » pour zébu concerne des centres d’accueil s’étendant sur des centaines voire des milliers d’hectares au sein desquels les éleveurs peuvent trouver assistance pour la sécurité pour l’alimentation et pour la santé de leur troupeau tout en ayant la garde.
Dans le Sud, les éleveurs piaffent déjà d’impatience dans l’attente de l’ouverture de ces « valabe », tant l’insécurité règne, même si ils appréhendent le coût qui leur sera demandé en échange de ces prestations. Les gendarmes sont déjà installés sur les lieux. Dans la région on se demande pourquoi l’on n’étudie pas les possibilités d’élever des chevaux pour l’utilisation par les gendarmes dans leur mission d’assurer la sécurité du « valabe ». Sans vouloir rivaliser avec les gauchos et avec les cow-boys qui sont nés avec une bride entre les mains, les gendarmes peuvent adopter l’air martial de la police montée dans d’autres pays.
La Lettre du Mercredi n°111
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