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Même rubriqueLa masse importante d’investissements dans les deux grands projets miniers est prévue décroître à la mi-2009. C’est ce qu’a déclaré le ministre des Finances et du Budget Haja Nirina Razafinjatovo lors de son face-à-face avec les députés jeudi dernier. Cette explication répond à une question sur la décrue attendue des Investissements directs étrangers (IDE) en 2009.
En fait, la période qui va de 2007 à la mi-2009 est marquée par les travaux de construction de ces deux grands projets miniers. C’est ainsi que les IDE dans les mines sont passés de 250 millions de dollars en 2006 à 1 milliard de dollar en 2007.
La période d’injection massive d’IDE dans ce secteur est également marquée par une appréciation de la monnaie locale. En 2007, l’Ariary s’est apprécié de 4,6% par rapport à l’euro et de 12,5% vis-à-vis du dollar. Mais en 2009, il faudra s’attendre à une nouvelle dépréciation de la monnaie locale. En effet, le ministère explique l’appréciation de 2007 par l’entrée importante de devises apportées par les grands investissements miniers.
Situation précaire
Ainsi, l’embellie de plusieurs fondamentaux macroéconomiques reste très fragile. En effet, la croissance de 6,3% de l’année dernière a été essentiellement portée par ces deux projets miniers. Le gouvernement ne dispose pourtant pas des voies et moyens pour redistribuer les fruits de cette croissance au grand nombre. Il faut rappeler que le MAP, la bible de l’Exécutif, ne fait pas mention de cette redistribution des richesses.
Les couches vulnérables ne peuvent pas ainsi sortir de leur situation. Les entreprises locales ne profitent pas non plus des richesses créées. Pire, elles subissent les soubresauts des fondamentaux macroéconomiques comme la dépréciation brusque de la monnaie locale comme c’était le cas en 2005. L’année prochaine, elles devraient s’attendre à vivre le même problème.
La situation pourrait s’améliorer en 2010 avec une remontée des IDE si l’on se réfère aux estimations du ministère des Finances et du Budget. En attendant, l’économie nationale se contente de produire des fondamentaux macroéconomiques à même de satisfaire les bailleurs de fonds mais inaptes pour booster le revenu de la population.
La Lettre du Mercredi n°111
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