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Vers la fin des véhicules à traction humaine et animale

L’interdiction de circuler dans la capitale dès 6h du matin jusqu’à 18h, interdiction prise de façon formelle sonne sans doute le glas de cette activité au moins dans la capitale.

La mesure ne fait évidemment pas que des heureux, du point de vue des tireurs de pousse et de charrettes à bras cette nouvelle disposition contribue à l’appauvrissement et peut donc être considérée comme une initiative inique et anti-sociale. Vu sous cet angle il a fallu un courage politique pour prendre cette décision.

Des centaines voire plus d’un millier de travailleurs n’ayant que ce moyen comme source de revenu vont se retrouver sur le pavé et grossir le nombre des oisifs vivants d’expédient ou de combines moins avouables. Cette disposition semble pourtant indispensable pour assainir une circulation déjà asphyxiée et qui ne peut plus se permettre de rouler au pas derrière un pousse ou une charrette.

Des récalcitrants tentent toujours de forcer la chance à la resquille en empruntant des voies détournées inaccoutumées à une présence policière, seulement tous les chemins aboutissent à un carrefour où les agents de l’ordre veillent au grain de façon intraitable.

Rendre la rue à la circulation

La Commune urbaine affiche une grande détermination pour rétablir un ordre dans la ville. L’indiscipline généralisée s’est organisée pour établir une espèce de droit acquis conquis par une anarchie rampante sur l’ordre établi. Dans le centre de la ville, et encore plus dans les quartiers populaires, les marchands se sont installés sur les trottoirs et parfois occupent une partie de la rue comme s’il s’agissait d’un droit établi inaltérable.

Dans son objectif de remettre de l’ordre dans la ville en rendant les trottoirs aux piétons et les chaussées aux véhicules roulants, la Commune Urbaine d’Antananarivo a adopté les grands moyens pour interdire aux marchands l’occupation de ces espaces. Le combat entrepris diffère par son ampleur, de la mesure d’interdiction de circulation faite aux véhicules à traction humaine.

Les vendeurs de rue payant patente ou à la sauvette se comptent par milliers, l’activité informelle de faire du commerce de cette façon représente un recours pour de nombreux inactifs en panne d’emploi pour se jus- tifier plus d’une occupation que d’une réelle activité, du reste peu lucrative dans la majorité des cas.

La Lettre du Mercredi 110


par LDM 110 - le 12-06-2008 commentaire - Rubrique : Société - LU 71 fois AddThis Social Bookmark Button



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