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Même rubriqueAccueillir des événements de ce genre est crucial selon le président de la République à son retour du sommet de Rome sur la crise alimentaire vendredi dernier. Nous accueillirons le Sommet de l’Union africaine pour nous permettre de nous doter en infrastructures.
Ils sont dans l’erreur ceux qui prônent l’annulation de ce sommet à Madagascar». Soit. Mais la mesure récemment prise par le ministère en charge du Tourisme va à l’encontre de cette philosophie présidentielle. La suspension de l’incitation fiscale pour les grands projets hôteliers ne milite pas en faveur du désir présidentiel de doter le pays de nouvelles et imposantes infrastructures.
Au début, cette mesure fiscale était réservée uniquement aux projets hôteliers initiés dans la capitale, c'est-à-dire là où le sommet africain se tiendra. Mais à la suite d’une requête des opérateurs touristiques, elle a été élargie à tout projet répondant à certains critères dont la capacité est supérieure à 150 chambres.
Douche froide
A peine mise en vigueur, la mesure en question a été suspendue et l’argument avancé est la nécessité de faire face à la menace d’une crise alimentaire. Quoi qu’il en soit, l’Exécutif est loin de coordonner les stratégies de développement qu’il a choisies d’adopter. Le tourisme est un secteur porteur même une bonne partie des dépenses des touristes est versée à l’étranger, au niveau des agences et des tours-opérateurs étrangers.
Il génère, en effet, plusieurs milliers d’emplois (25.000 plus précisément), attire les investissements tant nationaux qu’étrangers et contribue ainsi à redorer l’image du climat des affaires à Madagascar. Par contre, que peut apporter le sommet de l’Union africaine ?
Plus de dépenses dans le budget de l’Etat, des infrastructures hôtelières et autres à construire aux prix du marché et donc à des prix exorbitant, des emplois temporaires etc. Toutefois, les dérives budgétaires ont été déjà importantes l’année dernière avec le chapelet d’élections orga- nisées par le pouvoir en place. Bref, la logique économique est loin de régner dans la haute sphère du pouvoir.
La Lettre du Mercredi 110
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