Madatsara : Tout Madagascar en un clic

Articles sur Madagascar

Articles

Des énormes pertes qui devraient rapporter gros

Le Chef de l’Etat n’a de cesse de  pointer du doigt le pillage des  ressources du pays. Il a déclaré  la guerre à la pêche industrielle sauvage dont on évalue les butins à des  centaines de millions de dollars, le  Président a avancé la somme de 700  millions d’euros comme estimation  de cette hémorragie de richesses,  d’autres chiffres plus alarmants encore circulent au sein de la filière. 

Prosaïquement et naïvement, des  apprentis sorciers de la stratégie  avancent des solutions à première vue  simplistes. Si le montant de ces pertes  reflète sérieusement la réalité, rien ne  devrait interdire un passage à l’action, pourquoi se contenter d’une  déclaration de guerre, lorsqu’on peut  l’entreprendre et s’en doter les  moyens.

L’Etat n’a peut-être pas dans  ses caisses les crédits nécessaires pour  s’équiper d’engins volants pour la  surveillance  et  d’embarcations  rapides pour l’arraisonnement des  bâtiments pilleurs. A l’inverse l’Etat  possède des capacités insoupçonnables de contracter des dettes, et  actuellement il ne s’en prive pas  même si les pouvoirs publics restent  discrets voire secrets en ce domaine

La recherche de financement pour  organiser une défense efficace contre  le pillage des mers serait d’autant  plus aisée qu’un dossier à l’appui de  chiffres sérieux sur les pertes dues à  ce banditisme des océans, constituerait un dossier bancable avec les  garanties d’un remboursement grâce  aux saisies sur les prises frauduleuses. Au contraire des autres dettes,  en la matière l’Etat n’hypothèquerait  même pas l’avenir des générations  futures, il peut s’autoriser à contracter  comme l’on procède dans le secteur  privé, un prêt à court ou moyen  terme.

Cette solution est peut-être un  peu trop simpliste qu’elle ne trouve  pas client. A y bien réfléchir elle a  pourtant des chances de se révéler  d’une grande efficacité et c’est peut-être là que se trouve le nœud du problème.  Moins spectaculaire qu’en ce qui  concerne le secteur des céréales, la  pêche traverse une réelle crise à  l’échelon planétaire. Tout le monde ne  trouve pas intérêt dans la disparition  des zones libres de pillage.

La Lettre du Mercredi 110


par LDM 110 - le 12-06-2008 commentaire - Rubrique : Economie - LU 55 fois AddThis Social Bookmark Button



Commentaires

Aucun commentaire posté.

Ajouter un commentaire







Madatsara 2008 - Actualités Madagascar
Agencement et Intéractivité par Miss. Andy Andrianarivony
Conception et réalisation - Mentions légales -