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Même rubriqueLe visa à 60 euros pour entrer à Madagascar n’est pas un problème en soi. C’est plutôt la façon de procéder à son augmentation et à son application qui pose problème. Et pour cause, la hausse est exorbitante et elle a été décidée sans consultation des professionnels du tourisme et appliquée sans que ces derniers en soient informés.
Résultat : des touristes hésitent ou refusent carrément de se rendre à Madagascar. Or, le prix du visa n’est pas plus élevé que ce que l’on observe ailleurs. C’est plutôt l’arrogance et la maladresse des autorités malgaches qui irritent ces touristes et certains professionnels étrangers du tourisme. Après le coup du visa, c’est maintenant le secteur hôtelier qui subit une volte-face des autorités avec la suspension de la détaxation des matériels importés pour les grands projets. Des opérateurs locaux affirment que le secteur n’en a même pas été avisé. Comme tout le monde, ils ont appris la nouvelle dans les journaux ! C’est une nouvelle preuve des décisions intempestives qui ne peuvent être que nuisibles au tourisme.
La promotion continue pourtant
Après la crise postélectorale de 2002, le secteur privé a bataillé seul pour redresser le tourisme. Depuis, l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) a été mis en place.
Géré essentiellement par le privé, cet organe continue sa mission de promouvoir la destination Madagascar. A cause du manque de stratégie claire des autorités publiques, ses efforts risquent pourtant de se réduire à néant. Le tourisme a son plan directeur depuis 2 ans déjà, mais rien de concret n’en est sorti jusqu’ici. Les pouvoirs publics se contentent de gérer les affaires courantes en agissant comme des épiciers.
C’est ainsi qu’ils prennent des décisions en fonction de leurs propres intérêts et de l’air du temps. L’augmentation du prix du visa et la suspension de l’incitation fiscale pour les grands projets hôteliers attestent de cette approche au petit bonheur la chance.
La Lettre du Mercredi 110
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