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Même rubriqueLe MAP n’arrive pas encore à mi-parcours mais il est nécessaire de faire le point autant pour évaluer les actions déjà entreprises que pour faire une estimation des efforts à mener pour les trois dernières années du MAP. En effet, le MAP est un plan quinquennal annoncé en Mars 2006, cadré pour 2007 – 2012.
Le Président Ravalomanana avant cette rencontre en a défini l’esprit «voir où nous en sommes et projeter sur l’avenir». Alors que le MAP est déjà entré en application et que nombre de bailleurs de fonds y ont adhéré en promettant leur contribution financière, les besoins de financement pour alimenter le MAP afin de réaliser les engagements n’ont pas fait l’objet d’une information transparente.
Dès le lancement du MAP, le secrétaire général de l’époque aujourd’hui ministre de l’Economie du Commerce et de l’Industrie Ivohasina Razafimahefa avait laissé entendre que le MAP n’avait pas réuni les fonds nécessaires. C’est la politique appliquée qui doit générer ces fonds avait-il précisé. Dans la même veine, le premier ministre poursuit cette stratégie aujourd’hui en déclarant à la veille de cette rencontre avec les partenaires bailleurs que ce n’est pas l’argent qui est important mais la manière de réaliser le programme.
Avant tout communiqué concernant les travaux et les résultats de ces deux journées, on peut d’ores et déjà penser qu’autour de cette table, le gouvernement tentera de dresser un bilan positif des actions menées dans le cadre du MAP pour essayer de convaincre les partenaires à augmenter le volume de leur appui pour le reste du parcours.
Le pouvoir reste cependant très discret dès qu’il s’agit d’évaluer financièrement les besoins. En l’absence de tout repère officiel, les acteurs, les contributeurs et la population que l’on mobilise en faveur du MAP ne peuvent se faire une idée qu’en référence à l’estimation qu’en a donnée Herizo Razafimahaleo. Celui-ci a placé une estimation à 10 milliards de dollars les besoins indispensables pour mener à bien le MAP et à environ 3 milliards 500 millions la couverture actuelle disponible.
Quels qu’en soient les résultats, ces deux journées auront le mérite d’éclaircir un peu plus sur la réalité du MAP en dehors de son utilisation d’être un slogan de ras- semblement, de reconnaissance dans une appartenance. Les partenaires eux- mêmes rechignent peut-être à avancer dans le brouillard, on se rappelle que le représentant de l’Union Européenne Jean-Claude Boidin avait sollicité que l’on éclaire sa lanterne sur la route à suivre.
La Lettre du Mercredi 110
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