Publicité
Rubriques
Même rubriqueLes épisodes policiers et financiers des trafics de bois précieux ont conduit le gouvernement à suspendre toutes les autorisations de coupe de bois de forêt. C’est toute la filière qui en fait les frais, des milliers de personnes qui travaillent dans ce secteur ont réduit plus que de moitié leur activité et en subissent des conséquences lourdes d’un point de vue personnel ou de l’entreprise et le marché s’en ressent rendant aussi victimes les consommateurs utilisateurs du bois.
Mais les aventures des bois de rose saisis ne se sont pas arrêtées en si bon endroit comme à Iavoloha où on les a entreposés pour les mettre en sécurité avant de les mettre aux enchères. La valeur marchande tant élevée du bois de rose réveille tous les petits démons. L’adjudication de 79 lots d’une valeur de 50 milliards fmg (10 milliards d’ariary) a fait l’objet de plusieurs passe-droit : absence de la caution financière de 20% du montant de la proposition pour l’entreprise chinoise dont l’offre a été retenue.
Malgré la clarté du cahier de charge stipulant le paiement au comptant, la société Super Woodwork a été autorisée à procéder à l’enlèvement sans s’être acquitté de l’intégralité du prix des lots. Et la suite n’est qu’à l’avenant : autorisation d’exception pour l’exportation de bois de rose à l’état brut. Dans un dernier sursaut avec l’intention manifeste de se faire encore plus de miel, la société Super Woodwork introduit auprès du ministère une demande de quantification contradictoire des lots en question.
Cette procédure a pour objet de mettre en doute le volume du bois indiqué lors de l’appel d’offres, le ministère a agréé cette démarche alors que de son côté l’acquéreur n’a encore acquitté que 80% du montant convenu. S’arrêterait-on à ces 80% si d’aventure la procédure de quantification conclut sur un doute concernant le volume du bois. 20% de 50 milliards ça fait 10 milliards, un bon miel de forêt.
La Lettre du Mercredi 109
Commentaires
Aucun commentaire posté.
Ajouter un commentaire