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Même rubriqueLes avantages du futur Accord de partenariat économique (APE) complet entre l’Union européenne (UE) et le groupe d’Afrique orientale et australe (AFOA) dont Madagascar, prévu être bouclé avant fin 2008, fait miroiter plusieurs avantages.
On peut citer la nouvelle opportunité pour le textile car les pays de l’AFOA peuvent importer des tissus pour les transformer chez eux et les exporter vers l’UE. Auparavant, il fallait des tissus originaires de ces pays, ce qui était difficile parce que la filière textile n’est pas encore intégrée. Le commerce des produits halieutiques aussi connaît le même changement. Quant à l’agroalimentaire, un secteur très sensible de par l’exigence de normes draconiennes, il devrait bénéficier de mesures d’assouplissement au niveau des règles d’origine.
N’empêche, les normes sanitaires et phytosanitaires (SPS) demeurent et elles ont tendance à devenir de plus en plus compliquées. Elles coûtent chers pourtant surtout pour les industries des pays pauvres. Dans le volet développement de l’APE, il est question d’une remise à niveau des industries des pays AFOA, l’un des six blocs du vaste groupe des pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP). Il devrait y avoir également un renforcement des capacités en SPS à financer par l’UE.
Tout n’est pas rose Mais ces avantages ne cachent pas les inconvénients. Et ceux-ci peuvent être fatals pour certains. Avec l’entrée en force de produits européens sur le marché local, on pourrait assister à la disparition de certaines industries. D’ores et déjà, des entreprises rencontrent de grosses difficultés avec l’invasion de produits mauriciens sur le marché.
Au lieu de les aider, les autorités leur reprochent de s’ancrer dans ce qu’elles appellent l’industrie de substitution à l’importation. Ces industries offrent pourtant des produits de qualité dans certains cas. Si on prend, en effet, l’exemple des savons, beaucoup de produits importés écoulés sur le marché provoquent des problèmes dermatologiques. Des médecins en font le constat depuis quelques temps déjà. Le secteur dispose bel et bien d’un texte sur la qualité des savons, mais les importateurs ne l’appliquent pas. Sinon, le recours aux produits locaux allège les factures des importations et soulage en même temps la balance commerciale déjà plombée par des déficits récurrents. Dans ce cas, l’industrie locale a du bon d’autant qu’elle offre aussi des emplois stables.
La Lettre du Mercredi 109
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