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Même rubriqueOn ne peut pas dire qu’en l’espace d’une journée on a pu organiser des débats démocratiques pour traiter de nombreux problèmes aussi importants les uns que les autres tels l’orientation du parti, la restauration de la discipline, ou le dossier des élections pour désigner le président du parti et les membres du bureau politique.
Cependant concernant justement ces sujets, ce congrès du mercredi 21 Mai 2008 fera date. A l’instar des congrès régionaux souvent tenus de manière impromptue, parfois bâclés à certains endroits escamotés à d’autres, une journée a suffi pour liquider et torcher le congrès national, c’est dire que malgré les apparences d’impréparation et malgré donc l’ignorance et l’absence de réflexion des congressistes par le fait de ne pas disposer de temps et de recul pour potasser les dossiers, d’autres en haut lieu les ont peaufinés jusque dans les détails.
Il faut croire que les nouveaux hommes forts du Tim ont étudié les moyens et la manière (procédé de vote et examen superficiel des dossiers) pour faire passer leurs options. A l’avance les jeux ont été réglés sur une partition écrite sur du papier à musique. Un seul homme tel un chef d’orchestre battait la mesure et le reste de la troupe n’avait de rôle qu’à suivre la cadence pour donner du Tim l’image d’un parti fort d’adhérents disciplinés.
Depuis l’initiative de Jean Lahiniriko, le parti a souffert de différentes manifestations rebelles internes qui ont provoqué des fissures et même des hémorragies dont les traces n’ont pas été cicatrisées vues de l’extérieur et qui, on le présume, ont laissé un malaise profond chez les militants de base autant que dans les instances dirigeantes.
Face à ce malaise menaçant de péril le parti, le fondateur a manifestement opté la stratégie de confier l’opération de renouveau par une manière vigoureuse à un seul homme Yvan Randriasandratriniony, président par intérim sacré président par le congrès. Confirmé dans sa position de calife après le calife Yvan Randriasandratriniony qui cumule par ailleurs les honneurs de président du Sénat, en des termes sans violence a exprimé une autorité musclée pour rappeler aux adhérents le devoir de fidélité, comprendre la discipline.
Les purges à dose homéopathique portant sur l’exclusion hors des instances dirigeantes, de militants historiques, Rajemison Rakotomaharo et Benjamin Ramamonjisoa, pourtant anciens collaborateurs très proches de Marc Ravalomanana à l’époque de la création de ce parti pour en faire ce que le Tim est devenu, ces purges en disent long de la volonté d’un renouveau.
Dans les bases on ne comprend pas toujours la signification et le motif de cette entreprise d’épuration mais le message est passé concernant la détermination de sévir sans état d’âme contre l’inefficacité, contre les tentatives de turbulence caractéristique d’indiscipline d’infidélité. Des rumeurs circulent sur des intentions de sanctionner par amende financière toute incartade d’élus ou de notable qui doivent leur fonction au parti.
La Lettre du Mercredi 108
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